Boxing Day: Pour Steve Marlet, «l'atmosphère est différente du reste de la saison»

FOOTBALL L'ancien attaquant de Fulham décrit cette journée particulière…

Propos recueillis par Romain Baheux

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Steve Marlet en 2009.
Steve Marlet en 2009. — VALINCO/SIPA

Pas de relâche en Angleterre. Si les fêtes de fin d’année sont l’occasion de prendre des vacances pour la majorité des footballeurs, leurs homologues anglais ne font pas relâche et jouent une journée de championnat ce jeudi, au lendemain de Noël appelé Boxing Day outre-Manche. Attaquant du club londonien de Fulham pendant deux saisons (2001-2003) et consultant pour Canal+, Steve Marlet évoque cette tradition.

Comment vit-on son premier Boxing Day en tant que joueur étranger habitué à une trêve hivernale ? 

Au début, ça surprend. La première saison, on est encore à l’heure française. Avant ça, la période des fêtes était synonyme de repas de famille pour moi. Là il faut faire très attention à ce que l’on mange, on est à l’hôtel avec le reste du groupe, ça change les habitudes. Le staff était français. Jean Tigana (entraîneur de Fulham à l’époque) vivait sa deuxième saison et savait comment ça se passait. Il nous disait bien de ne pas faire d’excès. On avait un diététicien au club qui nous rappelait des règles de base :  éviter l’alcool, le foie gras et manger de la volaille.

Quelle est l’ambiance dans les stades en Angleterre le 26 décembre ? 

L’atmosphère est différente, ça m’avait marqué. Ce sont les fêtes de fin d’année, les gens viennent pour voir du spectacle. En Angleterre, plusieurs journées se déroulent durant cette période. C’est l’occasion pour les supporters de voir leur équipe jouer à plusieurs reprises en quelques jours.

Comment vit-on cette période ? 

Physiquement, c’est difficile. Quand on arrive au troisième match des fêtes, ça commence à tirer dans les jambes. Souvent, les staffs font quand même tourner les joueurs pour ne pas laisser la fatigue s’accumuler. Ils veulent éviter le risque de blessure ou de contre-performance.

En Angleterre, on joue également le jour de l’An…

J’ai le souvenir d’un Réveillon où on était resté une nuit supplémentaire à l’hôtel, dans le centre de Londres, car le match avait été reporté du 31 décembre au 1er janvier. Autant Noël, c’est une tradition familiale autant le jour de l’An, on sort quand on est jeune en France. Tu reçois des textos de potes qui sont en boîte de nuit quand tu es coincé à l’hôtel, c’est frustrant. On arrivait quand même à rester raisonnable. Les entraîneurs n’avaient pas besoin de faire la police car le groupe était assez mature.