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Le PSG est prêt à renommer son stade: trois idées reçues sur le «naming»

Le PSG est prêt à renommer son stade: trois idées reçues sur le «naming»

FOOTBALLLe Parc des Princes pourrait bientôt changer de nom…
Bertrand Volpilhac

B.V.

Ce mardi, le Conseil de Paris va voter la nouvelle convention d’occupation du Parc des Princes, promettant de nombreux aménagements dans l’enceinte ainsi que l’ouverture au «naming». Cette pratique, consistant à donner à son stade le nom d’une entreprise sponsor en échange d’un beau contrat, véhicule encore beaucoup d’idées reçues. Olivier Monna, responsable de la formation stadium manager au Centre de Droit et d’Economie du Sport, répond à trois d’entre elles.

Ca ne marche pas en France: C’est faux

«Globalement, nous sommes dans un contexte de crise et les entreprises sont moins disposées à mettre l’accent dessus. Certains namings en train d’être lancés ne se font pas ou mettent du temps pour différentes raisons, peut-être parce que ça n’a pas été fait dans les temps ou parce que les moments demandés sont trop importants. Mais le naming en France n’en est qu’à ses balbutiements, on n’a pas assez de recul pour savoir si ça fonctionne ou pas. Cela marche bien à Nice (l’Allianz Riviera), à Rouen (la Kinderana) et même au Mans, où il avait été lancé par MMA avant même la construction du stade et n’est pour rien dans la chute du club.»

Ca fonctionne mieux sur des stades neufs: C’est vrai

«C’est une évidence. Il y a quelques exemples de naming sur des stades anciens, comme à Dortmund par exemple, mais il est toujours plus aisé d’établir un accord avec un stade neuf. Quand il s’agit d’un stade ancien, les entreprises ont parfois la contrainte de devoir garder le nom du stade, comme à Marseille par exemple où il y a une forte volonté de garder Vélodrome quelque part, de même qu’au Parc des Princes. Mais aussi la crainte de s’opposer aux supporters qui y verraient une perte d’identité de leur club.»

C’est un truc d’Américains: A l’origine, c’est vrai

«Les Américains ont effectivement beaucoup d’avance là-dessus. C’est une pratique très courante là-bas depuis près de 30 ans, cela semblait logique à des entreprises de s’associer dans la construction à des stades ou des salles. L’Europe s’y met depuis quelques années. Si certains groupes comme Allianz multiplient les naming depuis quelques années (Allianz Arena à Munich et Allianz Riviera à Nice) et prévoient même une stratégie de développement au Brésil, c’est qu’ils en sont satisfaits.»