Rennes-PSG: Comment le Stade Rennais détecte et séduit les jeunes Parisiens

FOOTBALL Le club breton affronte le PSG samedi…

Romain Baheux

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Tiémoué Bakayoko lors du match entre Rennes et Toulouse le 26 octobre 2013.
Tiémoué Bakayoko lors du match entre Rennes et Toulouse le 26 octobre 2013. — LANCELOT FREDERIC/SIPA/SIPA

Tant pis, on se mouille. Si on ne connaît pas encore les équipes de départ du Rennes-PSG de samedi, il y a plus de chances que les jeunes talents de la région parisienne soient du côté breton que dans le onze de départ de Laurent Blanc. Samedi, lors du derby contre Lorient, Rennes en comptait quatre sur sa feuille de match, dont trois titulaires. Issus de la génération 1994-1995, les Hunou, Moreira, Bakayoko et Saïd sont les derniers ambassadeurs en date du centre de formation du Stade Rennais.

«Rennes a longtemps eu un coup d’avance»

Pour être capable d’assurer le renouvellement des talents, le club breton a, comme ses homologues de Ligue 1, rapidement compris qu’il lui fallait sortir de son bassin d’influence et de la Bretagne. «Le bassin parisien est important dans notre recrutement. On a deux personnes qui y travaillent et qui ont un réseau de correspondants qui les informent quand ils repèrent un joueur intéressant», explique Laurent Huard, entraîneur de l’équipe réserve bretonne. «Ils ont longtemps eu un coup d’avance sur beaucoup d’autres clubs, confirme Mathieu Laporte, ex-entraîneur de Tiémoué Bakayoko à Montrouge. Ils ont également une excellente réputation.»

Une réelle possibilité de percer

Au moment du choix, le club breton sait séduire les jeunes sollicités par plusieurs clubs. «Ils insistent beaucoup sur l’aspect familial. A l’époque de Steven, il y avait une nounou qui leur servait de confidente, raconte Alberto Moreira, frère de Steven Moreira et directeur sportif de l’US Torcy, où est aussi passé Adrien Hunou. Les jeunes y sont très bien accueillis.»

Classée six années de suite en tête du classement des centres de formation, la pouponnière rennaise attire les jeunes par sa capacité à les amener chez les pros et le contexte local. «Au moment du choix, on avait privilégié un club comme Rennes plutôt que Paris car on savait qu’il y avait de la stabilité et une véritable politique de formation», explique Moreira. «Quand le jeune travaille, il sait qu’il a la possibilité de franchir les étapes chez nous, ajoute Huard. Il y a aussi un concours de circonstances en ce moment avec Philippe Montanier qui leur donne leur chance.» Et la possibilité de défier le PSG à 19 ans.