VIDEO: Les Bleus ont-ils été à la hauteur dans l'engagement physique?

FOOTBALL Eux n'ont pas l'impression d'avoir failli en Ukraine malgré la défaite (2-0)...

Bertrand Volpilhac
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Paul Pogba, Moussa Sissoko, Blaise Matuidi et Eric Abidal, lors de la défaite 2-0 de l'équipe de France en barrages face à l'Ukraine, le 15 novembre 2013.
Paul Pogba, Moussa Sissoko, Blaise Matuidi et Eric Abidal, lors de la défaite 2-0 de l'équipe de France en barrages face à l'Ukraine, le 15 novembre 2013. — F.FIFE/AFP

De notre envoyé spécial à Kiev,

Quand on a le nez dans le gazon, c’est sans doute plus facile de voir le brin d’herbe que la forêt qu’il cache. Car si l’équipe de France a donné l’impression d’avoir oublié qu’une qualification à une Coupe du monde passe par un engagement physique total, ce n’est pas vraiment ce que ses joueurs ont ressenti sur la pelouse lors de la défaite 2-0 à Kiev, vendredi soir.

«On a manqué de solutions mais répondu présent dans engagement», soulignait ainsi le gardien Hugo Lloris. «On est tombé contre un bloc qui a défendu à merveille… Ils ne pouvaient pas faire meilleur match.»

Karim Benzema, entré en cours de deuxième mi-temps, estime lui aussi que les Bleus «avaient de l’envie», et pas forcément moins que l’ultra-agressive équipe ukrainienne. «On était prêts», assure l’attaquant madrilène. «C’est vrai que sur quelques actions ils étaient plus présents sur l’impact physique, mais on savait qu’ils allaient jouer comme ça. Ce n’est pas qu’ils en voulaient plus que nous… »

«Les Ukrainiens ont été parfois limites»

Même de son banc, Didier Deschamps a trouvé que ses joueurs «étaient dedans», précisant qu’«on s’attendait à ce combat», et ajoutant même que les Bleus ont eu «plus d’occasions» que leur adversaire. Ont-ils eu peur? «Non, pas du tout. On a eu un combat physique à livrer, on a fait en sorte d’y répondre.»

Avec le recul (la lucidité?) de celui qui n’a pas débuté la rencontre, Mathieu Valbuena estime, lui, «que ce soir, on s’est fait bouger. Ils ont mis beaucoup d’impact, ils ont été rugueux dans les duels, parfois limites. On  sait très bien qu’en aller-retour, ça se joue sur l’engagement, à celui qui a le plus faim.» Karim Benzema conclut: «Sur le papier, on est meilleurs qu’eux. Mais il n’y a pas que le talent qui compte, il y a aussi le physique.» Et savoir en jouer au bon moment, c’est aussi un talent, non?