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Samuel Honrubia: «Tout le monde nous voyait trop beaux»

Samuel Honrubia: «Tout le monde nous voyait trop beaux»

INTERVIEW –L’ailier du PSG handball revient sur le début de saison de son équipe. Performante en championnat mais un peu moins en Coupe d’Europe…
Propos recueillis par Romain Scotto

Propos recueillis par Romain Scotto

Après un début de saison très intense avec son club, l’ailier du PSG hand a apprécié la coupure internationale du week-end dernier. Une courte parenthèse avant de renouer avec l’alternance des matchs de championnat et de Ligue des champions. Cela commence dès jeudi soir face à Dijon.

Quel bilan dressez-vous de votre début de saison?

La préparation physique c’est super bien passée. J’étais bien en cannes, malgré un souci au pied. En championnat, notre début de saison est bon. En Ligue des champions, c’est plus mitigé. Personnellement je suis satisfait même s’il y a un ou deux matchs où j’aurais pu mieux jouer. Après, collectivement j’aurais aimé que ça se passe mieux. Mais avec tous les nouveaux joueurs et le départ de Didier Dinart, beaucoup de choses ont changé. Il faut un temps de réglage. Pour l’instant on n’est pas à 100% même si parfois, on est capables de bien jouer.

Avez-vous été surpris par le niveau de certaines équipes comme Skopje ou Minsk en Ligue des champions justement?

On savait que la Ligue des champions était une compétition difficile. On a fait deux déplacements à Skopje (deux clubs de la capitale macédonienne sont dans la poule de Paris). Personnellement, je n’avais pas connu une salle aussi chaude à ce jour. Ça a été vraiment difficile. Barcelone à la maison, pour moi le résultat est logique. Barcelone a été plus fort. Il n’y a rien à dire. Il reste encore pas mal de matchs. L’objectif est de se qualifier pour les huitièmes de finale. Pour l’avoir vécu avec Montpellier, il peut y avoir pas mal de surprises. Tout le monde nous voyait trop beaux cette année dans cette compétition. Ça nous a permis de redescendre un peu et calmer tout le monde et dire attendez, on se construit, c’est notre première année en Ligue des champions avec deux matchs par semaine. C’est tout nouveau pour nous.

Cette défaite contre Barcelone n’a pas assommé tout le monde?

Non. On sait pourquoi on a raté des matchs et ce qu’il faut faire pour mieux jouer. Il ne reste plus qu’à l’appliquer.

Y a-t-il trop de pression autour du PSG?

Non, vraiment, je ne le ressens pas. Il y a une présence journalistique, mais ce n’est pas ça qui te fait bien ou mal jouer. Après, il y a la pression de tes dirigeants. C’est autre chose. Mais ils sont très intelligents, ils gèrent bien le truc. C’est difficile d’avoir des mauvais résultats quand tu n’y es pas habitué. Nous, ça nous atteint plus qu’une équipe qui a l’habitude de perdre. Il faut que cela nous serve et pas qu’on dramatise.

Vous vous êtes peu exprimé ces derniers mois. Pour quelle raison?

Parce que j’avais peu de demandes d’interviews. Parler pour dire quoi? J’ai assez mal vécu l’affaire des paris pour avoir confiance dans les médias. Ça vient petit à petit. J’ai conscience du système. Parfois on se sent proche de certains journalistes et ils te trahissent. T’es déçu. C’est comme dans toute relation. Donc à partir d’un moment, tu te méfies.

On vous en parle encore souvent de cette affaire des paris?

Non et c’est bien. Il y a eu trop de bruit autour de ça. Ça a détruit un peu l’image du handball. Un peu à tort parce que ce n’était pas une histoire si grave que ça. On a fait notre connerie point barre. Maintenant, c’est fait et ça n’intéresse plus personne. On a pris une sanction sportive, on attend la suite.

Songez-vous à prolonger votre contrat au PSG?

J’aimerais. Déjà je suis tombé amoureux de la ville. L’équipe est super avec un gros projet. J’étais le premier joueur du PSG à signer. Bien sûr que j’aimerais prolonger, aller au bout de l’aventure, voir comment ça va se finir. Il me reste encore deux ans donc j’ai un peu de temps. Il faut que je continue à prouver.