PSG: Hervin Ongenda, celui «qui en montrait plus que Ronaldo au même âge»

B.V.

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L'attaquant du PSG Hervin Ongenda, le 19 octobre 2013 contre Bastia, à Paris
L'attaquant du PSG Hervin Ongenda, le 19 octobre 2013 contre Bastia, à Paris — JEFFROY GUY/SIPA

Rien n’indique qu’Hervin Ongenda entrera en jeu, dimanche soir à Saint-Etienne, et encore moins qu’il y sera titulaire. Mais si ça arrive, personne ne sera vraiment surpris non plus, et pour lui c’est déjà une sacrée victoire. Inconnu au bataillon il y a à peine trois mois, le jeune joueur de 18 ans formé au PSG est entré dans la rotation de Laurent Blanc, derrière les Cavani, Ibrahimovic ou Lavezzi. «Ca n’avait rien d’évident, s’amuse son premier formateur au Paris FC puis aux Lilas et ami de la famille, Gillou Cohen. Au début de la saison il était derrière Kingsley Coman (un autre jeune pro). Mais il a marqué trois fois en match de préparation dont un lob incroyable face à Graz...»

Histoire de convaincre Laurent Blanc qu’il pouvait se faire un petit bout de place dans cet effectif de stars. Titulaire face à Bastia le week-end dernier (4-0), le natif de Sevran a fait le poids. «C’est un garçon talentueux, loue Francis Smerecki, le sélectionneur de l’équipe de France des U19, avec qui Ongenda vient de débuter. Il a un savoir-faire avec le ballon que peu de joueurs ont. C’est un joueur créatif, capable sur un enchaînement de déséquilibrer une défense adverse.»

«Manchester City lui proposait 15.000 livres par semaine à 10 ans»

Son mentor se souvient ainsi de tournois de futsal «où il a fait lever quelques salles entières». «J’ai vu Ronaldo quand il était tout jeune et je peux vous garantir qu’Hervin en faisait autant techniquement, sinon plus, poursuit-il. Son truc, c’est de faire des gestes pas possibles.» Pas forcément pour se faire remarquer, étant plutôt de nature discrète, mais parce «qu’il aime le défi». Face à Bastia, pour sa première titularisation en Ligue 1, il a d’ailleurs échoué à rééditer le même ballon piqué qu’en pré-saison.

Il faut dire qu’Ongenda trimballe sur lui l’assurance de surdoué. «Dès l’âge de 5 ou 6 ans, il a toujours été au-dessus du lot», raconte Gillou Cohen. «A 9 ans, avec ses parents, on avait déjà fait un plan de carrière pour lui. Je lui avais dit que si à 17 ans il n’était pas en première division, je ne comprenais rien au foot. A 10, j’avais des propositions de tous les plus grands clubs du monde: Arsenal, Barcelone… Manchester City m’a appelé, ils lui proposaient 15.000 livres par semaine. » Mais le natif de Sevran a finalement choisi le PSG, à 12 ans, pour ne plus le quitter. Ce n’est pas Laurent Blanc qui va s’en plaindre.