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OM-Naples: Comment «Don Rafè» a conquis Naples

OM-Naples: Comment «Don Rafè» a conquis Naples

FOOTBALLChahuté par les supporters napolitains à son arrivée cet été, «Rafa» Benitez fait déjà l’unanimité en Campanie et vient à Marseille pour «gagner»…
Camille Belsoeur, à Marseille

Camille Belsoeur, à Marseille

Après le départ de Walter Mazzarri, l’entraîneur du renouveau de Naples depuis 2009, pour l’Inter Milan en fin de saison dernière, il n’était pas facile de venir remplacer l’icône et s’asseoir sur le banc de San Paolo, toujours brûlant, avec un président Aurelio De Laurentiis, aussi bouillant qu’impatient.

À son arrivée au début de l’été, personne ne donnait donc très cher de la peau de Rafael Benitez, l’entraîneur espagnol qui a fait la gloire de Liverpool dans les années 2000 avec une victoire en Ligue des champions (2005). Avec le départ de Cavani, meilleur buteur de la Série A l’an passé (29 buts en 34 matchs), les observateurs pensaient le coup trop dur pour Naples.

Mais grâce à l’enveloppe de 65 millions d’euros du transfert de l’avant-centre uruguayen, «Rafa» Benitez a pu construire une équipe très hispanisante à son image. Résultat, avec une équipe renforcée par les arrivées de Pepe Reina (Liverpool), Raul Albiol, Callejon et surtout Gonzalo Higuain (Real de Madrid), Naples a pris un départ idéal en Série A (2e après 8 journées) et Benitez dispose de nombreux relais dans le vestiaire.

«Le coach nous aide beaucoup. Il discute très souvent avec l’équipe et est proche des joueurs», confie d’ailleurs le milieu de terrain napolitain Gokhan Inler.

«On ne peut pas dire certaines vérités en public»

Tout en diplomatie, «Don Rafè» a déjà fait oublier le bouillant toscan et séduit le peuple napolitain avec ses petites phrases. «Si Maradona s’entraîne une semaine, il peut jouer et nous faire gagner», plaisantait-il quand «el Pibe de oro» était assis en tribune pour AS Rome-Napoli (2-0) samedi.

Benitez use aussi de petites formules pour éviter de dévoiler les secrets de sa cuisine tactique. «Le foot est mensonge, a-t-il dit dans une interview récente à la Repubblica. On ne peut pas dire certaines vérités en public. Moi aussi je le sais quand un de mes joueurs a été mauvais, mais je ne l'admettrai jamais à la télé ni dans les journaux car je le brûlerais alors que j'ai besoin de lui.»

La victoire contre le Borussia Dortmund (2-1) au premier match de C1 a également démontré que le Napoli s'était élevé tactiquement, Benitez battant Jurgen Klopp. Mais dans cette «poule de la mort», dixit Benitez, «la double-confrontation face à l’OM sera cruciale pour la situation du groupe. Cela sera difficile car après leur série de défaite ils auront encore plus la hargne, mais nous venons ici pour gagner.» S'il atteint les huitièmes de finale avec son équipe, la cote de Benitez à Naples prendra encore de la valeur.