Ligue 1: 2014, un bon cru pour les promus?

David Phelippeau, à Nantes

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Filip Djordjevic enfile les buts avec une impressionnante régularité.
Filip Djordjevic enfile les buts avec une impressionnante régularité. — F. Elsner / 20 minutes

Le monde à l’envers. Tous les ans en difficultés, les nouveaux venus en Ligue 1 squattent cette saison, après dix journées, la première moitié du tableau de l’élite. Monaco – au statut à part compte tenu de son budget – est bien calé à la deuxième place alors que Nantes surprend tous les observateurs en occupant la quatrième. Quant aux Guingampais (9es), ils possèdent déjà sept points d’avance sur le premier relégable… Sur les cinq dernières saisons, pas de trace d’un aussi beau départ pour le trio de promus. Deux coups d’éclat toutefois avec Brest (4e après dix journées en 2010-2011) ou Montpellier (5e au même stade de la compétition en 2009-2010). «Le niveau de la Ligue 1 est en baisse, estime Olivier Quint, l’ex milieu de terrain de Sedan et Nantes. A part Monaco et Paris, derrière, c’est très moyen.» Une affirmation qui devrait agacer l’entraîneur Guingampais, Jocelyn Gourvennec. «On ne va pas tarder à expliquer le bon début des promus par le fait que le niveau de la L1 est en baisse», peste le technicien breton.

Gourvennec: «Quand on a bataillé en L2, on apprécie la L1!»

Pour lui, l’état d’esprit de Nantes et Guingamp explique en partie ce bon départ. «Ces deux clubs sont dans la continuité de la saison dernière. Et vous savez, quand on a bataillé tous les week-ends en L2, on apprécie la L1. Pour mes joueurs, c’est magnifique de rencontrer des gros joueurs, d’évoluer dans des beaux stades. Le risque c’est que ça devienne banal au fil de la saison.»

La stabilité au sein des effectifs des deux clubs de l’ouest participe aussi à cette entame réussie. Quatre recrues à Nantes, cinq à Guingamp, les directions des deux clubs ne se sont pas autorisés beaucoup de folies sur le marché des transferts. «Nos joueurs se connaissent bien, les affinités sont créées depuis bien longtemps, estime Michel Der Zakarian, l’entraîneur des Canaris. Et ça, c’est super important. On est dans la continuité de la saison dernière.» Gourvennec vante, de son côté, «un travail de quatre ans» avec quasiment le même groupe. « Ces deux équipes ont su rester humbles, conclut Olivier Quint. Elles ne se prennent pas pour d’autres. Et avec ces entraîneurs, les joueurs seront vite recadrés en cas de besoin.»