Experts : le néophyte Pardin remplace la légende Omeyer

Nicolas Stival

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Le gardien du Fenix Toulouse Handball Wesley Pardin s'oppose à Alexandre Tomas, de Saint-Raphaël, lors d'un match de D1, le 13 mars 2013 à Toulouse.
Le gardien du Fenix Toulouse Handball Wesley Pardin s'oppose à Alexandre Tomas, de Saint-Raphaël, lors d'un match de D1, le 13 mars 2013 à Toulouse. — F. Scheiber / 20 Minutes

Un pari sur l’avenir. C’est le sens de la convocation en Bleu de Wesley Pardin (23 ans), le portier du Fenix Toulouse, à la place de l’icône Thierry Omeyer (blessé au biceps, trois mois d’arrêt). « Omeyer a 37 ans, Cyril Dumoulin 30 et Vincent Gérard 28, il est temps de commencer à poser les jalons de la génération suivante », estime le sélectionneur Claude Onesta avant la Golden League, du 1er au 3 novembre 2013 en Norvège.  Le Parisien Patrice Annonay ou le Cessonnais Yann Genty, excellents depuis le début de saison, auraient pu être choisis. Mais ils affichent respectivement 34 et 31 ans.

« Claude Onesta a déjà sa doublette (Gérard- Dumoulin) pour l’Euro (en janvier 2014 au Danemark), juge Joël Da Silva, l’entraineur toulousain. Le choix de Wesley relève davantage du long terme. Il a en outre un profil différent de ses collègues : plutôt explosif, très athlétique et qui joue beaucoup sur ses qualités de vitesse. » Au Fenix, le Martiniquais, passé par toutes les sélections de jeunes, a grandi dans l’ombre de Daouda Karaboué. Avant de supplanter l’ancienne doublure d’Omeyer en Bleu la saison dernière.

11 kg en moins depuis juin

« Wesley a été attendu très tôt, mais il a eu besoin de grandir en tant qu’homme et dans le jeu, indique Da Silva. A 23 ans, il n’est pas en retard. »  Pardin (1,95 m, 108 kg aujourd’hui) a ainsi soigné son hygiène de vie et « fondu » de 11 kg depuis juin. « Il a connu quelques déconvenues mais on est tous d’accord pour dire qu’il a changé, poursuit Onesta. C’est le moment de lui envoyer un signal pour lui dire que la porte peut s’ouvrir. »

Auteur d’excellentes prestations contre Paris en championnat et à à Nantes en Coupe de la Ligue, Pardin est toutefois moins souvent utilisé au Fenix que l’Espagnol Gonzalo Perez de Vargas, meilleur gardien de D1 au pourcentage d’arrêts. Un numéro 2 en club devient numéro 3 des Bleus. Voilà qui ne va pas forcément calmer les détracteurs du Toulousain Onesta, qui aiment à rappeler sa proximité avec son club de toujours.