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Euroligue: Face au CSKA Moscou, Nanterre ne touchait plus terre

Euroligue: Face au CSKA Moscou, Nanterre ne touchait plus terre

BASKET – Valeureux, les champions de France s’inclinent à domicile 62-59 pour leur entrée en lice dans la compétition…
R.S.

R.S.

A Nanterre, les visages rougis trahissent toujours une fatigue extrême. Rarement un sentiment de honte ou de gêne après une défaite. Face au CSKA Moscou, les joueurs de la JSF souhaitaient «se faire plaisir» et «ne pas être ridicules.» Et malgré un résultat défavorable (59-62) pour leurs débuts en Euroligue, cet objectif non comptable est largement rempli. Après avoir ensorcelé toute la Pro A la saison dernière, cette équipe composée de trois bouts de ficelle sait désormais qu’elle n’a pas de complexes à avoir face à un ogre européen dont le budget est dix fois supérieur au sien.

Dans une Halle Carpentier envahie par une armée de 5.000 hommes verts, les champions de France ont clairement frôlé un immense exploit, si celui-ci est encore mesurable. Les hommes de Pascal Donnadieu, totalement décomplexés, ont entrevu la victoire jusqu’aux derniers instants du match, puisqu’ils menaient encore d’un point à quatre minutes de la fin. En milieu de deuxième quart-temps, ils avaient même porté leur avance à 13 points, avant d’être lentement rattrapés par leur adversaire.

"On nous l’aurait dit avant, on l’aurait difficilement cru"

Au final, les regrets nourris par les Nanterriens passent presque pour une "fierté" d’après match, selon Pascal Donnadieu. Rarement un perdant n’a été autant acclamé dans sa salle. Tour d’honneur à l’appui. Il fallait bien saluer le match XXL de Will Daniels, l’homme aux 16 points du côté de la JSF ou l’engagement du pivot Johan Passave-Ducteil, plombé par quatre fautes en fin de rencontre. En face, le demi-finaliste de la dernière édition s’en est remis à l’adresse de son géant, Kaun, et son meneur Pargo, tous deux à l’origine de la révolte après la pause. En visant le minimum pour leur bizutage sur la scène européenne, les hommes de Donnadieu sont bien conscients d’être passé à côté de quelque chose de gros.

"C’est la déception qui domine. Mais aussi la fierté, note le menuer Xavier Corosine. On a tenu le CSKA pendant tout le match. On nous l’aurait dit avant, on l’aurait difficilement cru. On a laissé passé une opportunité mais il y a beaucoup de positif à tirer pour la suite." Cela tombe bien, en Euroligue, Nanterre a d'autre cadors (Barcelone, Fenerbahçe, entre autres) à se coltiner.