OM-PSG: Steve Mandanda et Nicolas Dehon, une amitié à l'épreuve du Clasico

Romain Baheux

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Steve Mandanda avec Nicolas Dehon lors d'un match entre l'OM et Nancy en octobre 2010.
Steve Mandanda avec Nicolas Dehon lors d'un match entre l'OM et Nancy en octobre 2010. — VILLALONGA KARINE/SIPA

On ne va pas vous faire l’histoire des deux amis qui se détestent pendant 90 minutes pour ensuite se rabibocher à grands coups de câlins au coup de sifflet final. On aurait du mal à le gober pour eux. Construite depuis près de dix ans, l’amitié entre Steve Mandanda et Nicolas Dehon surmontera sans souci l’intensité d’un match de football, même celle du choc entre l’OM et le PSG ce dimanche. Chargé d’entraîner les Salvatore Sirigu ou Nicolas Douchez au club parisien depuis cet été, Dehon demeure l’un des hommes-clés de la carrière du Marseillais.

«Ça passait surtout par le regard»

Les débuts de l’histoire sont à situer du côté du Havre. A l’époque, Steve Mandanda est un espoir très prometteur à son poste. Entraîneur des gardiens du club normand, Dehon se rapproche rapidement du jeune homme. «C’était vraiment une relation spécifique, dans le travail et à l’extérieur, se souvient Thierry Uvenard, entraîneur havrais de 2005 à 2007. Elle s’est créée au fil des jours, des années, du travail. Le travail que «Nico» proposait à Steve lui convenait parfaitement.» «C’était important pour Steve d’avoir quelqu’un sur qui compter, raconte le défenseur Jérémy Hénin. Chaque trimestre, «Nico» lui faisait un bilan de ses prestations. A la mi-temps des matchs, ils ne parlaient pas beaucoup, ça passait surtout par le regard.»

«Entre eux, c’est plus que du terrain»

Séparé après le départ de Mandanda en Provence, le duo se reforme en 2010. Après une année au PSG, Nicolas Dehon est réclamé par son protégé. Pendant deux saisons, Mandanda va travailler avec son confident. «Entre eux, c’est plus que du terrain, raconte l’ancien Havrais David Martot. Ils se sont vraiment bien trouvés. La progression de Steve n’est pas due au hasard.» En 2012, Mandanda avait tout fait pour retenir son entraîneur particulier. En vain, celui-ci quittera le club dans les pas de Didier Deschamps. Même loin de l’OM, Dehon continue d’aider Mandanda. «On s’appelle après les matchs, pour essayer de corriger des détails, et de continuer à le faire progresser», racontait Dehon la saison dernière. Dimanche soir, ils pourront se passer de leur téléphone.