Eurobasket 2013: La France a gagné «par la grâce de Tony Parker», selon Vincent Collet

BASKET Le meneur de jeu des Bleus, homme du match, a tenu l'équipe de France à bout de bras face à l'Espagne...

avec AFP

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Tony Parker, félicité par ses coéquipiers après la victoire de l'équipe de France face à l'Espagne en demi-finale de l'Euro de basket, le 20 septembre 2013.
Tony Parker, félicité par ses coéquipiers après la victoire de l'équipe de France face à l'Espagne en demi-finale de l'Euro de basket, le 20 septembre 2013. — D.BANDIC/AP/SIPA

«Quand ça finit comme ça, on en rêverait presque. Alors que c'était presque un cauchemar en première mi-temps. On n'a tenu que par la grâce de Tony (Parker) et on sentait bien que si on ne se lâchait pas, il n'y avait pas d'autre issue que la défaite. Donc à la mi-temps, on s'est dit de simplement jouer, se relâcher, défendre chaque possession, et jouer jusqu'au bout quoi qu'il arrive, sans peur. L'adresse est revenue, on a eu de la réussite.» Résumée comme ça par Vincent Collet, la victoire de l’équipe de France face à l’Espagne en demi-finale de l’Euro tient du miracle. Ce qui n’est pas tout à fait faux si l’on considère que les Bleus, hors Parker, ont paru complètement tétanisés par leur bête noire pendant deux quarts-temps.

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«Tony a juste été extraordinaire», résume sobrement Antoine Diot, le premier à déclencher le tsunami offensif des Bleus à trois points après la pause (8 shoots rentrés de rang), avant d’être enfin accompagné par les tauliers du groupe, Diaw en tête. «Ça ne s'est pas fait du jour au lendemain. Il y a quelques années, on prenait 30 points contre eux. Après on en a pris 15, après on les jouait dans les dernières minutes. Et ce soir, on gagne après prolongation. Donc je suis vraiment fier de l'équipe, du groupe France, d'avoir progressé année après année pour enfin les battre ce soir.»

«Il reste un match à jouer»

Reste une marche à gravir, la plus haute, face à la Lituanie, dimanche en finale. La même Lituanie qui a facilement battu une équipe de France sur courant alternatif en poule. Presque un autre siècle. C'est le destin. Il y a des moments où ça bascule. Maintenant, il y a une autre équipe aussi forte qui nous attend. On n'a pas du tout le même état d'esprit qu'il y a deux ans», assure Collet.

A l’époque, les Bleus s’étaient crus arrivés avant même de défier l’Espagne. Une erreur qu’ils ne reproduiront plus, prévient Diaw: «Après la demie, tout le monde était très euphorique et on n'a pas abordé cette finale comme on l'aurait dû. Et c'est un peu ce qu'on a réussi à garder de ce championnat d'Europe en Lituanie, c'est qu'il reste un match à jouer. C’est la différence, c'est l'expérience qu'on a gagnée par rapport à il y a deux ans.» Laquelle doit suffire pour enfin permettre à la génération Parker de gagner un grand titre en équipe nationale.