Euro de basket: «On veut l'or», avertit Parker après la victoire contre l'Espagne

REACTIONS Si les Français ont réalisé un grand match en demi-finale, ils doivent se remobiliser avant d'affronter la Lituanie, dimanche...

P.B. avec AFP

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L'entraîneur de l'équipe de France de basket, Vincent Collet, parle à son meneur, Tony Parker, après la victoire face à l'Espagne le 20 septembre 2013 en demi-finale de l'Euro.
L'entraîneur de l'équipe de France de basket, Vincent Collet, parle à son meneur, Tony Parker, après la victoire face à l'Espagne le 20 septembre 2013 en demi-finale de l'Euro. — A.ISAKOVIC / AFP

La victoire est belle, évidemment. Menés de 14 points à la pause, les Français ont réussi un come-back phénoménal pour terrasser l'Espagne 75-72 après prolongation, vendredi, à Ljubljana. Mais il leur reste une marche à gravir, face à des Lituaniens très forts à l'intérieur, pour décrocher leur premier titre en compétition officielle. Après le match, tous juraient avoir retenu la leçon de leur défaite en finale, il y a deux ans.

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Tony Parker, au micro de Canal Plus:

«A la mi-temps, on a pris la parole avec le coach. Je trouvais qu'on jouait comme des tapettes. On veut l'or, il ne faut pas se tromper d'objectif, battre l'Espagne c'est bien, mais ce n'est pas fini.»

Vincent Collet (entraîneur):

«En première mi-temps, on n'a tenu que par la grâce de Tony (Parker) et on sentait bien que si on ne se lâchait pas, il n'y avait pas d'autre issue que la défaite. Donc à la mi-temps, on s'est dit de simplement jouer, se relâcher, défendre chaque possession, et jouer jusqu'au bout quoi qu'il arrive, sans peur. L'adresse est revenue, on a eu de la réussite. Et on a défendu comme des morts de faim jusqu'au bout. Ce qu'on a fait en prolongation, c'est phénoménal, avec pas de taille. C'est le destin. Il y a des moments où ça bascule. Maintenant, il y a une autre équipe aussi forte qui nous attend. On n'a pas du tout le même état d'esprit qu'il y a deux ans.»

Antoine Diot:

«Tony (Parker) c'est notre leader. Il a pris la parole dans les vestiaires. Avec Boris (Diaw) ils nous ont fait des remontrances. C'est ça l'esprit d'équipe. Tout le monde a accepté de se battre les uns pour les autres et c'est comme ça qu'on est revenus.»

Nicolas Batum:

«On n'a pas lâché. En première mi-temps, ils nous sont rentrés dedans. La faute (antisportive) de Boris (Diaw) a réveillé tout le monde. Ça devait tourner un jour. On a tout donné, on s'est battu comme des chiens. Mais il ne faut pas devenir euphorique comme il y a deux ans. Il faut rester concentré, il reste 40 minutes. C'est très bien de les battre, mais on n'est pas encore champion d'Europe. Il en reste un. La Lituanie est très forte.»

Boris Diaw:

«L'ironie de ce soir, c'est que ce n'était pas notre meilleur match. On n'a pas fait un très bon match dans l'ensemble. Mais on a gagné quand même. Et on l'a gagné grâce à notre coeur, car on a réussi à garder la dureté mentale jusqu'à la fin du match. Je ne pense pas que c'était une malédiction. Je pense que l'Espagne était une meilleure équipe que nous toutes ces dernières années. C'est une nation qui a dominé le basket européen pendant 6-7 ans et chaque année on a progressé. Il y a deux ans, on était juste content d'être en finale. Après la demie, tout le monde était très euphorique et on n'a pas abordé cette finale comme on l'aurait dû. Et c'est un peu ce qu'on a réussi à garder de ce Championnat d'Europe en Lituanie, c'est qu'il reste un match à jouer.»