Coupe d'Europe: Derrière le PSG, les clubs français sont-ils en déclin?

FOOTBALL Après les trois défaites en matchs de barrage...

B.V., avec S.M. à Lyon et N.S. à Toulouse.

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Miguel Lopes (en blanc) au duel avec un joueur de la Real Sociedad, le 20 août 2013
Miguel Lopes (en blanc) au duel avec un joueur de la Real Sociedad, le 20 août 2013 — JEFF PACHOUD / AFP

Si tout va de travers cette semaine, la France pourrait ne compter que quatre clubs sur la scène européenne cette saison. Et pour la première fois depuis longtemps, seulement deux dans la grande compétition, la Ligue des champions. La faute à des matchs de barrage aller très mal négociés par Lyon, Saint-Etienne et Nice, face à des adversaires pourtant à leur portée. Et même si le Lyonnais Maxime Gonalons a beau rappeler qu’il «faut attendre les résultats des retours avant de parler de bérézina des clubs français», cette première vague de déception n’incite pas à l’optimisme. 

Car si l’on enlève l’arbre PSG -et peut-être bientôt Monaco-, la forêt qui se cache derrière semble bien défraichie. «Passés les trois ou quatre premiers clubs, le niveau de la Ligue 1 tombe grandement», note ainsi Romarin Billong. Pour l’ancien latéral lyonnais, c’est surtout «l’incapacité de s’adapter à un autre football» qui plombe les équipes françaises: «En Coupe d’Europe, vous faites face à plus d’agressivité ou de technicité, poursuit-il. Le championnat français n’est pas habitué à ça, mais plutôt à une certaine lenteur dans le jeu jusqu’à 30 ou 40 mètres du but adverse. C’est ancré dans la formation.» 

«Une certaine candeur»

«La Coupe d’Europe, c’est une autre intensité que la Ligue 1 et peut-être que nous n’avons pas mis les ingrédients nécessaires dans tous les compartiments du jeu pour répondre à cette intensité» confirme le capitaine de l’OL, Gonalons.  Sans compter qu’à Saint-Etienne ou Nice, les effectifs sont très jeunes. «Comme vous n’avez pas l’habitude de ce genre de match, vous pouvez faire des erreurs, vous avez une certaine candeur dans certains aspects du jeu», enchaîne Billong. Surtout à cette époque de la saison, «juste après la fin de la préparation et au début du championnat, ce n’est pas évident», nuance le milieu toulousain Etienne Didot. 

Alors, c’est inquiétant pour le football français? «Non, à condition que les dirigeants du football français se posent les bonnes questions, conclut Romarin Billong. Si on commence à s’adapter à un jeu un peu plus direct, qu’on arrête de qualifier systématiquement de «bourrins» ceux qui jouent de manière directe, alors je ne suis pas inquiet.»