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PSG: Et si Claude Makelele s'asseyait sur le banc?

PSG: Et si Claude Makelele s'asseyait sur le banc?

FOOTBALLA 11 jours de la reprise, le PSG n'a toujours pas trouvé de remplaçant à Carlo Ancelotti...
R.S.

R.S.

Si à l’approche de l’été tous les flirts sont permis, ce mois de juin est surtout celui des rendez-vous manqués pour le PSG. Dans sa quête d’un remplaçant à Carlo Ancelotti, qui n’a toujours pas été libéré de sa dernière année de contrat, le club parisien cumule les fin de non-recevoir depuis trois semaines (Hiddink, Villas-Boas, Laudrup, etc.) A seulement 11 jours de la reprise, le plan Orsec pourrait bien être déclenché, forçant le club à se rabattre sur une solution interne. En l’occurrence Claude Makelele, qui vient de prolonger jusqu’en 2015 son contrat au club.

L’idée avait déjà été envisagée il y a un an et demi, juste avant l’arrivée du technicien italien, mais le jeune retraité avait décliné l’offre. Pas prêt. Depuis, «Make» a évolué. Adjoint d’Ancelotti, il ne possède pas ses diplômes d’entraîneur pro, mais a entamé une formation au brevet d’éducateur 2e degré (BE2). De passage à Bordeaux avec Zidane, Sagnol ou Diomède lors d’un séminaire de la FFF au mois de mai, il s’était confié sur le site des Girondins sur sa reconversion: «Au début, c’est vrai que cela a un peu été une obligation. On m’a poussé. Mais j’ai vraiment pris conscience de l’opportunité que j’ai de donner mon expérience, de faire partager mon vécu. Pourquoi mourir en gardant tout cela pour moi?»

Plus distant avec les joueurs

Il y a deux ans, c’est Raymond Domench qui avait le premier poussé l’ancien capitaine des Bleus à envisager à franchir le pas: «Il fera un excellent entraîneur. Je lui ai dit. Il ne faut plus qu’il se cherche de fausses excuses. C’est le moment pour lui d’y aller», confiait l’ancien sélectionneur. Depuis, Makelele n’a totalement délaissé l’habit de joueur, n’hésitant pas à faire le nombre lors de nombreux exercices. A 40 ans, il prend toujours plaisir à défier (et battre…) des jeunots qu’il a parfois côtoyés.

Proche des joueurs, il sait qu’il doit se mettre un peu plus en retrait pour entrer réellement dans le costume de coach. «C’est une démarche personnelle que j’ai dû faire. Le groupe me voit différemment maintenant. J’ai fait les efforts pour leur montrer que je n’étais plus au stade même stade (de joueur).» La saison dernière, c’est dans cette démarche qu’il avait recadré Mamadou Sakho, lorsque le défenseur avait évoqué ses états d’âmes dans la presse ou qu’il a pris sous son aile Blaise Matuidi, son successeur au poste de récupérateur. Pour en faire son premier relais au sein du groupe en tant qu’entraîneur?