NBA: Tony Parker, la progression permanente
BASKET•Le meneur français des Spurs est plus en forme que jamais...Randy Assala
A 31 ans, Tony Parker semble au sommet de son art. Si les Spurs demeurent toujours en course pour une quatrième bague en dix ans, leur meneur de jeu y est pour beaucoup (21.3 pts et 7.1 passes de moyenne en play-offs). Encore plus que lors des trois précédentes finales.
«Peu importe, je marque quand je veux »
Depuis 2007 et le dernier titre remporté face à Cleveland, il est devenu le patron de l’équipe, prenant le relais des vieillissants Tim Duncan et Manu Ginobili. Ce qui ne surprend pas Bruno Suares, son éducateur au Pôle Espoirs. «Il ne doutait jamais. Il tenait l’équipe à bout de bras et savait faire briller les autres. Puis, il avait cet esprit compétiteur». En atteste le tir décisif lors du premier match en finale contre Miami. Lui qui marquait «si facilement en dribblant au panier que dans son comportement rejaillissait une sorte de "peu importe, je marque quand je veux"» a même amélioré son bagage technique avec le temps. «Ses trois faiblesses, à savoir le tir à 3 points, le tir à mi-distance et dans ses choix, ne le sont plus», s’enthousiasme Chris Singleton, consultant basket chez beIN Sport.
«Sous-évalué aux Etats-Unis»
L’Amérique réalise-t-elle la valeur du joyau? Malgré le parcours des Spurs, Tony n’est que dans le deuxième meilleur cinq majeur de la ligue cette saison. Pour Chris Singleton, «la presse le sous-évalue, sûrement car il évolue dans un petit marché. En jouant à New-York ou Los Angeles, la donne aurait été différente. Contrairement à un Rajon Rondo, Tony n’est pas dans une franchise mythique, est pragmatique et ne défraye pas la chronique. Peut-être aussi parce qu’il n’est pas Américain, ni Canadien, comme Steve Nash».
A défaut d’accéder à cette reconnaissance, Parker peut-il encore grandir? «Ce n’est pas encore une gâchette à 3 points. Mais il a cette mentalité américaine de toujours vouloir bosser, même s’il est déjà au top niveau», assure Bruno Suares. Pour l’anecdote, il y a deux ans, Kobe Bryant avait payé un pivot de la ligue pour qu’il lui apprenne à jouer comme un intérieur. Tony Parker a fait la même chose pour son shoot longue distance. Avec un tel état d’esprit, le Français aura raison de ses adversaires encore longtemps.


















