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Equipe de France: Clément Grenier, à la force du poignet

Equipe de France: Clément Grenier, à la force du poignet

FOOTBALLLe milieu de terrain de Lyon possède la réputation d’être un gros bosseur. Et ce n’est pas volé...
B.V.

B.V.

«Je n’ai pas une bonne mémoire, mais dans mes souvenirs, il ne tirait pas particulièrement les coups de pieds arrêtés». Et pourtant, c’est en envoyant deux missiles sur coup-francs de plus de trente mètres que Clément Grenier, le milieu de terrain de Lyon, est devenu une des nouvelles coqueluches de la Ligue 1. Ce qui ne surprend qu’à moitié Armand Garrido, son formateur chez les 16 ans à l’OL. «C’est un détail sur lequel il s’est beaucoup attaché depuis quelques temps», enchaîne-t-il. Après avoir visionné et analysé des heures et des heures d’images, celui qui a connu face à l'Uruguay sa première sélection avec l’équipe de France a répété la gestuelle de son aîné Juninho jusqu’à la reproduire à la perfection.




Voilà Clément Grenier. Doué techniquement, certes, et toujours considéré comme l’un des plus grands talents de la génération 1991, championne d’Europe des U19 en 2010, mais surtout forçat de travail. «Il a toujours été quelqu’un de bien impliqué à l’entraînement, de demandeur, assure Armand Garrido. Il y a 800 mètres à faire entre le terrain d’entraînement et le centre, il en profitait souvent pour avoir des retours sur son jeu. Une relation de confiance s’installe avec lui car on sent qu’il veut aller de l’avant, de continuer de progresser, d’être dans les détails, dans la finesse.» C’est sans doute pour ça qu’au début de saison son coach Rémi Garde a insisté pour le garder quand son président Jean-Michel Aulas voulait le céder à Nice.

«Né dans la culture du foot»

Parce que dès comme lui, «on en voit plus tant que ça», note Garrido. Quand Joey Barton soufflait que «les joueurs français n’aiment pas bosser», Clément Grenier se faisait sa place à Lyon à la force du poignet. Une question d’éducation, selon Jacky Reynaud, qui l’a entraîné entre 8 et 12 à Annonay. «Il a toujours été très bien entouré familialement, explique-t-il. Son père a été bon footballeur, et lui est né dans cette culture du foot. Ca a toujours été passion, il jouait partout, tout le temps, même dans leur maison».

Bref, il aime ça. «Gentil gamin, resté simple et sympa», Grenier sait ce qu’il veut. Lui qui était «plus un leader de jeu que de vestiaire» s’est émancipé au point de devenir un cadre de l’OL et de réclamer d’être mieux traité financièrement, sous peine de quitter le club. «Ca ne me choque pas, conclut Garrido. Ses réflexions sont mesurées. C’est un pro, avec son caractère et ses ambitions.» Dont celle de s’installer en équipe de France pour plus qu’une tournée.