Roland-Garros 2013: Nadal-Djokovic, les retrouvailles attendues

A Roland-Garros, Antoine Maes
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Novak Djokovic et Rafael Nadal après la finale du tournoi de Monte-Carlo remportée par le Serbe, le 21 avril 2013.
Novak Djokovic et Rafael Nadal après la finale du tournoi de Monte-Carlo remportée par le Serbe, le 21 avril 2013. — VALERY HACHE / AFP

Depuis le début, ils ne voulaient pas en parler. Le tirage au sort de Roland-Garros avait programmé une hypothétique demi-finale entre Rafael Nadal et Novak Djokovic. Maintenant qu’on y est, aucun des deux ne veut revenir sur cet épisode qui n’arrange ni l’un, ni l’autre. «C’est comme ça, c’est le tirage au sort. Avec des si… Voilà, on joue en demi, on est tous les deux en bonne forme, ce sera un beau match», balance le Serbe. 

Nadal, lui non plus, aurait aimé pouvoir éviter un monstre pareil avant la finale. Mais sa blessure au genou, et sa dégringolade au classement qui a suivi en ont décidé autrement. D’autant plus embêtant que le Majorquin reste sur une défaite à Monte-Carlo contre son rival. «Si vous ne vous améliorez pas, vous sortez du tournoi. Vous m’auriez demandé il y a cinq jours si j’étais content de mon niveau, j’aurais dit non. Mais depuis Nishikori (en 8e), je m’améliore. Contre Wawrinka, c’était mon meilleur match du tournoi», raconte un Nadal qui avait tout de même perdu un set lors de ses deux premiers tours. 

Nadal: «Je serai probablement nerveux…» 

En attendant le choc, les deux joueurs se sont plutôt lancé quelques fleurs, mercredi. Et promettent que le nom de l’adversaire ne changera pas grand-chose aux 48h qui viennent. «Ce sera le plus gros match à Roland pour lui et moi, assure Djokovic. Mais je vais faire tout ce que j’ai fait depuis des années, je ne vais rien changer, Rafa ou un autre. Ce sera la même routine.» 

Quant à Nadal, il avoue tout de même qu’il sera un poil anxieux. «Ce n’est pas une finale, on ne voit pas jouer un titre. Mais je serai probablement nerveux. Si vous ne l’êtes pas, il vaut mieux rentrer chez vous et faire autre chose. Si vous n’êtes pas nerveux avant de jouer le meilleur joueur du monde, c’est que vous n’avez pas la passion», assure l’Espagnol.