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Roland-Garros 2013: Après Federer et avant Ferrer, Tsonga va «mettre des bulles dans son eau», mais pas plus

Roland-Garros 2013: Après Federer et avant Ferrer, Tsonga va «mettre des bulles dans son eau», mais pas plus

TENNIS – Le Français, qualifié pour les demi-finale de Roland-Garros, n’a pas prévu de faire d’excès avant d’affronter David Ferrer…
A Roland-Garros, Antoine Maes

A Roland-Garros, Antoine Maes

«C’est génial, mais malheureusement, je ne peux pas faire la fête, je ne peux pas crier victoire». Il aimerait sans doute beaucoup ça, Jo-Wilfried Tsonga, mais sa victoire contre Roger Federer en quart de finale de Roland-Garros, mardi, n’est pas censée être son avant-dernier match dans le tournoi. Alors avant d’affronter David Ferrer, vendredi, le Manceau ne fera aucun excès. «Dans tout ce qui est nutrition, il ne faut jamais enlever le facteur plaisir. Donc peut être que je mettrai des bulles dans mon eau. Peut-être que je boirai une eau gazeuse quoi».

Le champagne ou le grand cru classé, ou les deux, sont peut-être déjà au frais quelque part, mais Tsonga ne dérogera pas de sa ligne de conduite: ne pas célébrer ce qui n’a pas lieu d’être. C’était déjà le cas il y a quelques jours, après avoir battu Jérémy Chardy en 16e de finale: «Je ne vais pas aller faire du shopping, je n'ai pas le droit, je n'ai pas droit non plus aux Kinder, je n'ai pas droit aux câlins parce que ça bouffe du jus. Je n'ai pas droit à grand-chose, je vais m'entraîner».

«Bien manger, bien dormir, avoir une vie de champion»

Parce que David Ferrer est une montagne. Et parce que le Français est déjà passé par là. «Quand on bat Federer en quart, on se dit que ça peut aller beaucoup plus loin. J’avais battu Roger en quart de finale à Wimbledon en 2011, et je m’étais dit "ce coup-ci je peux aller au bout", se souvient Tsonga, qui avait ensuite chuté contre Djokovic. Je sais que se réjouir de ce genre de match c’est bien, mais ça prend beaucoup d’énergie, et l’important pour moi c’est de rester dedans pour aller plus loin.»

Sans être du genre à pousser son nutritionniste au suicide, Tsonga s’accroche tout de même un peu plus à son credo: «bien manger, bien dormir, avoir une vie de champion». Un comportement qu’il attribue aux années qui passent, un peu. Et aussi à l’idée qu’il se fait du tennis, héritée de sa période sans entraîneur sur le circuit. «Pour voir comment j’aime le tennis. Est-ce que je ne vivais pas par procuration? Est-ce que je ne le faisais pas pour les autres? Et ça m’a permis de me rendre compte que j’adorais ça.» Au point de se priver de dessert.