Olivier Veigneau: «Le FC Nantes sera le Petit Poucet de la Ligue 1!»

Propos recueillis par David Phelippeau

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Olivier Veigneau, joueur du FC Nantes, en 2011.
Olivier Veigneau, joueur du FC Nantes, en 2011. — F. Elsner / 20 Minutes

«Je viens à l’instant de l’apprendre. Je suis encore secoué par la nouvelle!» Olivier Veigneau, en vacances en Grèce, n’en revient toujours pas. La sanction est tombée, le FC Nantes – promu dans l’élite - ne pourra pas recruter pendant un an. Le capitaine nantais accuse le coup mais tente de positiver…

Une première réaction à cette sanction?

C’est quelque chose qui est difficile à accepter étant donné que Bangoura a eu la permission de jouer avec nous. Les instances européennes ont validé le transfert puis la Ligue de football professionnel a signé sa licence. Finalement, il y a sanction pour le FC Nantes. Cela paraît aberrant. Cela signifie alors que certaines instances ont mal fait leur boulot et là, c’est grave. Le FC Nantes ne pèse sans doute pas assez lourd sur la scène internationale. C’est la première fois que j’entends parler d’une telle sanction. Ca nous tombe dessus, c’est dur à avaler.

Quelle est la solution désormais?

Il faut partir avec l’équipe de cette saison. Garder l’ossature qui a réussi cette saison. Il faut s’appuyer sur ce qui faisait notre force: la solidarité. Il faut qu’on hisse tous notre niveau de jeu pour garder le club en L1. On en est tous capables. C’est un gros, gros challenge pour nous. Parfois, on dit que tout chambouler ce n’est pas bon. Là, on ne va rien chambouler car on ne peut pas. On n’aura pas les mêmes armes que les équipes qui montent en L1 ou celle qui sont déjà en L1.

Le défi est immense…

On sera le Petit Poucet de la L1. On ne va pas y aller non plus en touristes. Il faudra défendre cher notre peau tous les week-ends. Comme on ne nous offre pas la possibilité de nous renforcer, on va devoir faire avec nos armes. Le public, qui s’est toujours reconnu en nous, va jouer un grand rôle. Il faut que toutes les forces soient réunies derrière nous.