Roland-Garros 2013: «Jo-Wilfried Tsonga sait qu'il peut me battre», estime Roger Federer

Propos recueillis par Romain Baheux

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Roger Federer lors de sa victoire contre Gilles Simon en 8e de finale de Roland-Garros, le 2 juin 2013.
Roger Federer lors de sa victoire contre Gilles Simon en 8e de finale de Roland-Garros, le 2 juin 2013. — MARTIN BUREAU / AFP

Roger Federer a eu très chaud. Après avoir frôlé l’élimination en huitièmes de finale contre Gilles Simon, le Suisse affrontera Jo-Wilfried Tsonga en quart de finale mardi, et qu’il a battu au même niveau lors de l’Open d’Australie. Pas dans sa meilleure forme depuis le début de la quinzaine, Roger Federer redoute la puissance de Tsonga.

Vous vous tordez la cheville dans le deuxième set. Est-ce que cela vous a perturbé?
Je ne me suis pas fait mal, ça ne m’a pas dérangé mais ça a peut-être un peu changé la dynamique du jeu. J’ai peut-être légèrement perdu confiance dans mon jeu de jambes. Ca lui a peut-être donné une motivation supplémentaire s’il a pensé que j’étais touché.
 
Comment avez-vous trouvé l’ambiance sur le Central?
Vu comme ils l’ont scandé, je connais bien son prénom maintenant (rires). Il y avait une très bonne ambiance, on aime toujours ce type de matchs quand on joue au tennis.
 
Cette rencontre va-t-elle vous servir pour la suite du tournoi?
C’est une bonne préparation avant mon match contre Tsonga. J’ai beaucoup d’informations sur mon niveau de jeu et sur mon état physique. Je ne me suis pas senti fatigué même dans le cinquième set de la rencontre.
 
A quel genre de matchs vous attendez-vous contre Tsonga?
Ce ne sera pas le même genre que contre Simon. Il a un gros service. Je pense qu’il est meilleur sur les courts en dur mais il s’est amélioré sur terre battue ces dernières années, il se déplace mieux sur cette surface.

Tsonga vous a déjà battu en quart de finale d’un Grand Chelem, à Wimbledon en 2011. Peut-il s’appuyer là-dessus pour le quart de finale?
Je peux retourner le truc en disant que j’ai l’ai battu l’Open d’Australie à ce niveau-là en janvier. Il a battu des grands joueurs par le passé, il n’a pas besoin d’une référence pour savoir qu’il peut me battre. Je sais qu’il peut le faire et lui aussi mais je vais tout faire pour l’en empêcher. Il est dangereux comme un joueur du Top 4. On se connaît bien, on n’a pas de secrets l’un pour l’autre tennistiquement.
 
Depuis Roland-Garros en 2004, vous avez toujours atteint les quarts de finale en Grand Chelem…
Quand je ne jouerai plus, je m’y pencherai dessus, c’est incroyable ce que j’ai réalisé parce que ce n’est pas qu’une question de gagner un tournoi c’est surtout de garder ce niveau de jeu pendant des années. Quand j’étais jeune, je me disais que je serai déjà content d’atteindre une demi-finale dans un Grand Chelem.