Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Jordan en courant d'Air

Jordan en courant d'Air

L’ancien basketteur est venu assister à la sélection du meilleur joueur français pour le "Jordan Classic"

Les deux mille spectateurs du stade Pierre de Coubertin se lèvent et exultent lorsqu'il pénètre sur le terrain. « Jordan, Jordan », crient-ils tous en choeur. L'ancien basketteur des Chicago Bulls, dans un jogging noir griffé à son nom, sourit furtivement et va s'asseoir rapidement dans les tribunes. Si Michael Jordan a fait le déplacement mercredi à Paris, c'est pour assister à la deuxième mi-temps d'un match qui voit s'opposer les vingt meilleurs joueurs français de moins de 16 ans. A la clef pour le meilleur joueur de la rencontre : participer à la finale mondiale qui se réunira le 21 avril 2007 à New York dans la mythique salle du Madison Square Garden. Une compétition internationale intitulée « Jordan Classic » et organisée par «Jordan», une marque du groupe Nike dont le logo reproduit la célèbre ombre de l'ancien numéro 23.

Sous l'œil du maître et de nombreux jeunes invités par la mairie de Paris, les deux équipes s'affrontent à coups de trois points et de dunks. Le meilleur joueur doit être jugé pour sa rapidité, sa dextérité, et sa vision du jeu. Après vingt minutes, le coup de sifflet final retentit. Le jury n'est pas long à désigner le Guyanais Christophe Leonard, grand gaillard de 16 ans de l'Insep (Institut national du sport et de l'éducation physique), comme «MVP», l'heureux élu qui s'envolera pour le paradis du basket.

Sous une avalanche de confettis argentés et devant un mur de photographes et de caméras, Jordan lui remet un prix. « Il m'a dit que j'avais fait un bon match et qu'il me reverrait à New York », raconte le jeune champion qui avoue « avoir failli pleurer ». «Jouer devant Jordan, ça fait un truc ici », dit-il en mettant la main sur le cœur. «Je bouillonnais en marquant», poursuit celui qui veut «aller maintenant le plus loin possible». Pour le joueur qui a révolutionné le basket en revanche, pas d'émotion. Les formalités accomplies, Jordan se retire rapidement sans prendre la peine de signer d'autographes ou d'exprimer quelques mots.

Ce minimum syndical ne refroidit pas l'enthousiasme des jeunes fans. « C'était impressionnant de le voir en chair et en os, frétille à la sortie "Crunch", de Montreuil. Il dégage quelque chose. Faut dire que personne n'a fait mieux avant lui et personne ne fera mieux après. Franchement respect ». Et de conclure : «Jordan, c'est Sa Majesté».

Alexandre Sulzer