Valentin Eysseric est toujours «hanté» par l'image de la cheville de Clément

FOOTBALL Le Niçois a gravement blessé le Stéphanois sur un tacle incontrôlé...

R.S.

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Jérémy Clément gravement blessé à la cheville, le 2 mars 2013 à Saint-Etienne.
Jérémy Clément gravement blessé à la cheville, le 2 mars 2013 à Saint-Etienne. — T.Zoccolan/AFP

Trois jours plus tard, rien n’est encore effacé. Les images sont trop fraîches dans la tête de Valentin Eysseric, le Niçois coupable d’un tacle d’une rare violence sur Jérémy Clément, victime d’une fracture ouverte. Le Stéphanois a été opéré avec succès quelques heures après cet accident. Dans la foulée, il a pu discuter avec son «agresseur», au plus mal moralement comme il l’explique dans une interview donnée à L’Equipe. Très choqué par la faute qu’il a commise, le joueur de 20 ans est allé se réfugier chez ses parents. «Je suis mal dans ma tête et je culpabilise toujours énormément. Je n’avais pas le droit de tenter ce geste et je ne peux que m’excuser», glisse le Niçois.

Paradoxalement, c’est sa victime qui l’aurait rassuré au téléphone, sur la suite des événements. «Il doit m’en vouloir mais il n’a rien laissé paraître. Il m’a même dit de ne pas m’inquiéter, que  ce sont des choses qui arrivent que c’était une erreur de jeunesse.»

Valentin Eysseric, raconte aussi qu’il a fait un malaise vagal dans le vestiaire après sa faute et son expulsion. Il aurait été pris en charge par les médecins du club et aurait eu besoin de s’isoler jusqu’à la fin du match. Après son, le jeune attaquant a été particulièrement exposé et attaqué pour la dangerosité de son geste. Mais il aurait aussi reçu énormément de messages de soutien: «Plus qu’(il) ne pouvait imaginer. Je suis très entouré par beaucoup de monde et ça fait forcément chaud au cœur.» Dans cette histoire, tout le monde a donc besoin de réconfort.