L'extension de Roland-Garros remise en cause par la justice

TENNIS Le tribunal administratif de Paris a donné deux mois à la Ville de Paris pour résilier la convention signée entre elle et la Fédération française de tennis (FFT) pour la modernisation du site de Roland-Garros...

avec AFP

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Le tribunal administratif de Paris a donné deux mois à la Ville de Paris pour résilier la convention signée entre elle et la Fédération française de tennis (FFT) pour la modernisation du site de Roland-Garros, a-t-il annoncé vendredi.
Le tribunal administratif de Paris a donné deux mois à la Ville de Paris pour résilier la convention signée entre elle et la Fédération française de tennis (FFT) pour la modernisation du site de Roland-Garros, a-t-il annoncé vendredi. — Thomas Coex AFP

Le tribunal administratif de Paris a donné deux mois à la Ville de Paris pour résilier la convention signée entre elle et la Fédération française de tennis (FFT) pour la modernisation du site de Roland-Garros, a-t-il annoncé vendredi. Le tribunal a estimé que la délibération du Conseil de Paris de juillet 2011 ayant autorisé la convention était «illégale» au double motif d'une information «pas suffisante» des conseillers de Paris, au moment du vote, et d'un taux de redevance versée par la FFT à la Ville en application de la convention «manifestement trop faible au regard des avantages de toute nature consentis» à la FFT.

Un appel possible

Le rapporteur public, chargé de dire le droit, avait à deux reprises jugé la convention illégale, à la mi-décembre, puis le 11 février. Selon le tribunal administratif, qui avait été saisi d'un recours d'associations de riverains, la Ville a la possibilité de demander le sursis à exécution du jugement, c'est-à-dire sa suspension, et de faire appel de la décision.

La Ville a autorisé en 2011 la FFT à engager de vastes travaux pour agrandir et moderniser le célèbre stade de tennis situé dans le XVIe arrondissement de la capitale. Le président de la FFT avait annoncé en décembre que les travaux coûteraient plus chers que prévu (340 millions d'euros au lieu de 273) et qu'ils ne seraient pas achevés avant 2018, soit deux ans après la date initialement prévue.