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Ligue1: Le PSG, un leader pas très fair-play

Ligue1: Le PSG, un leader pas très fair-play

FOOTBALLAvec une moyenne de deux cartons jaunes par match, Paris est l'équipe la plus sanctionnée du championnat avec Bastia...
Romain Scotto

Romain Scotto

Engagés officiellement sur trois tableaux, les Parisiens peuvent déjà faire une croix sur un trophée annexe cette saison. Sauf miracle ou changement radical de comportement, le PSG finira dans le gruppetto au classement du fair-play, qui prend en compte les cartons reçus par chaque équipe. Avec 50 jaunes et cinq rouges en 25 matchs, les Parisiens pointent à l’avant-dernière place, seulement battus par Bastia. Sous cet angle, l’équipe d’Ancelotti a donc l’allure d’un relégable.

«Pour une équipe qui vise le titre, c’est problématique», note Jean-Luc Sassus, ex-spécialiste de la semelle décollée en L1. «Dans le foot moderne, il faut être agressif, volontaire, mais quand même, il y a des limites.» Champion de France avec Paris en 94, le défenseur se souvient d’une équipe très engagée «mais réglo». Le PSG d’aujourd’hui a beaucoup plus tendance à sortir des clous, souligne Guy Roux, habitué de la première place du classement du fair-play avec l’AJ Auxerre des années 90.

Guy Roux: «J’essayais d’enseigner un football licite»

«Pour un club qui veut vendre de l’image, c’est une faute de leur part. Là, ils vendent une mauvaise image.» Champion en 1996, l’ancien coach de l’AJA parle d’un problème d’éducation des joueurs. «Nous, on en parlait beaucoup. J’essayais d’enseigner un football licite. Moi, je voulais qu’on respecte l’esprit du jeu.» Mais aussi les finances du club, puisque la Ligue facture chaque cartons quelques centaines d’euros.

Avec des lignes arrières très athlétiques, des milieux rugueux et des attaquants capables de gestes incontrôlés dans les duels, le PSG d’Ancelotti n’a pas volé son bilan. «Il suffit de les voir jouer. Ils tapent et personne ne se gêne. On l’a bien vu encore avec le fauchage délibéré de Verratti contre Sochaux», enchaîne Guy Roux. L’Italien aux neuf cartons jaunes a en plus la fâcheuse tendance à contester la plupart des décisions arbitrales. Comme si cette avalanche de sanctions n’était pas justifiée.

Les arbitres plus sévères avec le PSG?

Au sein du club, Ancelotti et Leonardo dénoncent régulièrement la sévérité des arbitres avec le PSG. Pierre Ducrocq, ancien milieu parisien et consultant sur France Bleu Ile de France leur donne d’ailleurs raison: «On ne passe pas grand-chose au PSG en ce moment. Inconsciemment, les arbitres défendent le petit contre le gros. Je pense à l’expulsion de Sakho contre Montpellier que je trouve injustifiée.» En attendant, le PSG se prive régulièrement de joueurs majeurs pour des matchs importants. Une aubaine pour ses adversaires. Mais aussi pour toutes les stars parisiennes reléguées sur le banc.