Chants anti-Ch'tis: «C’est complètement démesuré», selon les supporteurs nordistes
FOOTBALL•La Ligue de football professionnel a décidé d'ouvrir une procédure disciplinaire suite à des chants anti-ch'tis dimanche lors de PSG-Losc...A Lille, François Launay
Comme un air de déjà-vu. Cinq ans après la banderole anti-ch'tis du stade de France (Pédophiles, chômeurs , consanguins: Bienvenue chez les Ch'tis), une autre affaire empoisonne les relations entre le PSG et les clubs nordistes. Après Lens en 2008, c’est au tour du Losc de se plaindre des supporters de la capitale. L’affaire remonte à dimanche lors du match PSG-Lille. Le chant «Mais ils sont où les consanguins?», visant les supporters lillois, est repris dans les tribunes du Parc des Princes. Suffisant pour provoquer la colère des dirigeants du Losc. Au point que la Ligue de football professionnel a décidé d’ouvrir une procédure disciplinaire.
Nicolas Gallois, supporter du Losc : «C'est complètement démesuré»
Cinq ans après l’histoire de la banderole, transformée en affaire d’État avant d’aboutir à la condamnation de ...cinq supporters et à la dissolution des Boulogne Boys, en fait-on trop avec les insultes anti-ch'tis ? Pour les supporters du Losc, les premiers concernés par cette histoire, la réponse est claire : «C’est complètement démesuré», estime Nicolas Gallois des Dogues Devils. «Dans ces cas-là, il faudrait interdire tous les chants anti-supporters dans les stades. ça fait partie du folklore. Quand on a entendu ce chant dimanche, on leur a répondu en disant «On est là». ça aurait dû s’arrêter là. Le terme consanguin est idiot mais ça ne sert à rien d’engager des procédures qui ne vont sans doute aboutir à rien», poursuit le président de ce groupe de supporters lillois.
Un manque de culture sportive ?
Même son de cloche chez les supporters du VAFC, le seul club nordiste épargné pour l’instant par les fans du PSG. «Mais on s’attend au même genre d’accueil quand on ira là-bas en mars», sourit Mickaël des Ultras Roisters. «Plus sérieusement, depuis l’affaire de la banderole, on fait toute une histoire de tout ça alors que nous, on ne se gêne pas non plus pour insulter les Marseillais par exemple. C’est exagéré. Et franchement, ça nous passe au-dessus de la tête. C’est juste un truc pour occuper les politiciens», enchaîne le membre de ce groupe de supporters ultras.
Même son de cloche chez les supporters du VAFC, le seul club nordiste épargné pour l’instant par les fans du PSG. «Mais on s’attend au même genre d’accueil quand on ira là-bas en mars», sourit Mickaël des Ultras Roisters. «Plus sérieusement, depuis l’affaire de la banderole, on fait toute une histoire de tout ça alors que nous, on ne se gêne pas non plus pour insulter les Marseillais par exemple. C’est exagéré. Et franchement, ça nous passe au-dessus de la tête. C’est juste un truc pour occuper les politiciens», enchaîne le membre de ce groupe de supporters ultras.
Ben, supporter lensois : «Ca reste de la caricature et rien d'autre»
Du côté des fans lensois, pourtant touchés de plein fouet par la banderole anti-ch'tis, on pointe surtout un problème de culture sportive. «Aux yeux du grand public, ça peut paraître difficilement acceptable. Mais ceux qui côtoient les tribunes tous les week-ends savent que ça fait partie du jeu. ça reste de la caricature et rien d’autre», insiste Ben, membre des Tigers. «Si on n’a plus ça, les stades deviendront vite aseptisés, sans aucune ambiance», poursuit un fan lensois, consterné qu’on en fasse encore toute une histoire.


















