Alsace: Le rallye de France repart plein pot
AUTO- MOTO•L'épreuve française du championnat du monde pourrait rester en Alsace jusqu'en 2015...R.S.
Strasbourg, Colmar, Haguenau, Mulhouse. Le rallye de France qui se déroulera du 3 au 6 octobre prochain n’oublie aucune des principales villes d’Alsace. Et l’histoire pourrait se prolonger encore quelques années…
Un parcours sans grandes nouveautés. Après trois éditions en Alsace, Dominique Serieys commence à connaître les passages obligés de son rallye. Le parcours de l’édition 2013 sera donc sensiblement identique à celui de 2012. «On a dessiné un parcours le plus adapté en terme d’intensité sportive», note le directeur du rallye. «La spéciale Vosges-Pays-d’ormont, c’est un mythe, la Vallée de Munster aussi, le passage à Oberhoffen-sur-Moder, le village d’enfance de Sébastien Loeb.» Le départ sera encore donné devant le Parlement européen, pour une première spéciale chronométrée dans les rues de Strasbourg (une première dans le championnat du monde WRC). En revanche, Petter Solberg ne vendangera pas tout un champ cette année puisque les organisateurs ont raboté la spéciale du Massif des grands crus. Il faut aussi penser aux récoltes viticoles.
Le jubilé de Sébastien Loeb. Engagé sur quatre courses seulement cette année, l’Alsacien ne fêtera pas son dixième titre de champion du monde à Haguenau. En revanche, l’intérêt du rallye reste aussi fort, selon Serieys puisque Loeb y disputera sa dernière course. «La passation avec la jeune génération, ça donner un intérêt au rallye. Il y avait une lassitude de voir toujours Sébastien gagner», indique celui qui travaille avec la femme du pilote pour organiser une grande fête au Zénith de Strasbourg. Une parade finale devant plus de 6.000 personnes serait dans les tuyaux.
Un bail prolongé jusqu’en 2015? Avec la retraite de Loeb, l’Alsace perd déjà gros. Mais elle ne devrait perdre son rallye, installé dans la région depuis trois ans. A croire Nicolas Deschaux, le président de la fédération française automobile, les discussions sont déjà entamées avec les acteurs institutionnels pour prolonger jusqu’en 2015. «J’ai reçu un message très clair des collectivités. Je n’ai pas de doutes possibles sur la possibilité de continuer. J’aimerais qu’on s’engage sur deux ou trois ans dans la contractualisation.» Même si le successeur annoncé de Loeb, Sébastien Ogier ne serait pas contre un changement de Région.


















