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Vendée Globe: Là où la course s'est jouée

Vendée Globe: Là où la course s'est jouée

VOILELes trois étapes qui ont construit la victoire de François Gabart...
B.V.

B.V.

Sauf accident, François Gabart devrait passer la ligne d’arrivée virtuelle du Vendée Globe aux Sables-d’Olonne ce week-end, seul en tête. Bizuth de l’épreuve, le skipper de Macif a construit sa victoire en trois temps.

Mi-novembre: Vincent Riou hors du coup

Dès les premiers jours de course, les leaders Armel le Cléac’h et François Gabart ont reçu de «bonnes» nouvelles de l’arrière. D’abord, c’est Kito de Pavant et Marc Guillemot qui ont abandonné. Pas vraiment candidats à la victoire, ils ont surtout été imités par Vincent Riou (PRB), déjà vainqueur du Vendée en 2004, entré en collision avec une bouée métallique. Alors que Gabart, lui, a su éviter les embûches. «Le plus surprenant cette année, c’est le peu de casse dans les mers du sud, juge le skipper Patrice Carpentier. C’est assez rare.» Pour gagner ce genre de course, avoir un peu de réussite est obligatoire.

Début décembre: Record de vitesse et voile secrète

Pendant près d’un mois, entre novembre et décembre, Armel Le Cleac’h et François ont tour à tour pris la tête de la course. Et puis, au cœur de l’océan Indien, alors que le skipper de Banque Populaire commençait à creuser un écart, Gabart a accéléré d’un coup. Grâce à une botte secrète? «D’après ce que je crois savoir, il avait une voile que n’avait pas Armel ce qui lui permettait d’aller très vite avec un certain vent dans la brise» poursuit Carpentier, trois Vendée Globe au compteur. Résultat? En 24 heures, Gabart a parcouru 545,3 milles (1.009,8 km) à la moyenne de 21,1 nœuds, pulvérisant au passage le record de vitesse sur une journée. Le revoilà en tête.

Début janvier: L’option «plus sûre» dans l’Atlantique Sud

Malgré ces pointes de vitesse, seules deux heures séparaient les deux hommes de tête au Cap Horn. Et il a fallu attendre début janvier et le passage au large du Brésil pour que Gabart scelle sa victoire. «Entre les deux, ça s’est joué dans l’Atlantique sud, analyse Carpentier. Jusqu’ici, ils naviguaient toujours ensemble, mais la route n’était plus droite et ils ont été obligés de prendre des options.» Et là où Gabart a choisi de remonter le Brésil par la route «la plus sûre» compte tenu des vents, Le Cleac’h «a voulu faire l’intérieur en pensant que ça allait passer». Mais ce n’est pas passé et au près, le skipper de Banque Populaire n’a pas eu les vents qu’il espérait. Si bien que lorsque les deux hommes ont viré pour la dernière fois en direction des Sables d’Olonnes, l’écart était définitivement fait.