Mondial de hand: «Ca ne s'est pas joué à grand-chose...»

HANDBALL Daniel Narcisse n'a pas été surpris par la résistance de la Tunisie...

Propos recueillis par Julien Laloye

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Daniel Narcisse en pleine extension, le 12 janvier 2013 à Granollers.
Daniel Narcisse en pleine extension, le 12 janvier 2013 à Granollers. — M.Fernandez/AP

De note envoyé spécial à Granollers (Espagne)

Claude Onesta avait sans doute prévu de le garder au chaud tout le match. Mais la tournure des évènements a obligé le sélectionneur tricolore a faire appel plus vite qu’il ne l’aurait désiré à Daniel Narcisse, gêné par une grosse béquille pendant la préparation. Encore à court de compétition, le meilleur joueur du monde de l’année 2012 a contribué à faire plier la Tunisie avec une belle réussite au tir (3/5).

>> Le match à revivre en live comme à la maison

Daniel, ce match n’était pas un cadeau pour une entrée en lice en compétition…

Ca a été très difficile, comme on l’avait imaginé. Ca ne c’est pas joué à grand-chose, peut-être deux/trois arrêts de gardien et un tir qui bascule du bon côté (ndlr, le sien, une barre rentrante qui a remis les Bleus à égalité à la 55e minute). La Tunisie fait partie des favoris pour passer en huitièmes, donc ce n’est pas une surprise d'avoir souffert.

Comment avez-vous jugé la prestation collective de l’équipe de France ?

On sait que le chemin va être long et difficile pour gagner ce mondial. On doit continuer à être concentrés, continuer à améliorer notre jeu de match en match et surtout bien se reposer car dimanche un autre défi nous attend. L’état d’esprit est là, même s’il faut continuer à affiner notre jeu. Que ce soit en attaque ou en défense on s’est battu, personne n’a rien lâché.

Vous avez joué un quart d’heure pour votre reprise, c’était prévu ?

Non pas spécialement, c’est le match qui a voulu ça. Je n’ai qu’un seul entraînement dans les jambes donc c’est clair que je manque de rythme. D’ailleurs je pense que ça c’est vu, j’étais cuit après avoir joué quatre ou cinq minutes!

Dimanche, place au Montenegro…vous connaissez ?

Pas vraiment, non…Le Montenegro ça ne me parle pas trop (rires). Mais aucun match ne se ressemble. Il faudra éviter de tomber dans le piège et bien commencer. Et puis pour moi il n’y a que les matchs pour me permettre de retrouver le rythme et rattraper un peu de fraîcheur physique. J’espère qu'on va enchaîner.