Dakar: La course se poursuit malgrè trois décès

RALLYE Le Dakar a encore été endeuillé vendredi...

Antoine Maes, à Salta (Argentine)

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Les motards du Dakar, le 11 janvier 2013 à Calama au Chili.
Les motards du Dakar, le 11 janvier 2013 à Calama au Chili. — REUTERS

De notre envoyé spécial à Salta (Argentine)

«Un accident, par définition, c’est quelque chose d’imprévu». Quelques heures après l’accident qui a coûté la vie au motard français Thomas Bourgin, Etienne Lavigne, le patron de la course, essaie de maintenir sa course à flots. Pour la 2e journée consécutive, le Dakar a été endeuillé, mais la course va bien continuer.

Lavigne a donc annoncé à tous les motards, avant de prendre le départ de la spéciale de vendredi, le tragique accident. «Ils sont partis en course, en toute transparence, ils ont souhaité continuer la compétition», reprend Etienne Lavigne. Difficile d’aller tâter le terrain chez les motos: ils sont dans un bivouac dédié pour l’étape en autonomie, où ils n’ont le droit à aucune assistance.

Ils reprendront donc le départ samedi. En arrivant à Tucuman (Argentine), ils en sauront peut être plus sur les circonstances du drame. Les relevés du Tripy (une sorte de GPS) de la moto de Bourgin n’indique pas d’excès de vitesse. L’accident ayant eu lieu à 4300 mètres d’altitude, le manque d’oxygène est peut être une piste. «Il y avait quatre caissons de décompression, des bouteilles d’oxygène dans les véhicules d’organisation», reprend Etienne Lavigne. Selon lui «tout est étudié pour qu’ils arrivent dans les meilleures conditions». Une fois encore fois, ça n’a pas suffi.