Coupe d’Europe: Le Racing pense avoir laissé la crise derrière lui

RUGBY Les Racingmen défient les Saracens samedi...

Romain Baheux

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Henry Chavancy et les Racingmen visent une qualification pour les quarts de finale de la Coupe d'Europe.
Henry Chavancy et les Racingmen visent une qualification pour les quarts de finale de la Coupe d'Europe. — GERARD JULIEN / AFP

Promis, juré, on ne les y reprendra plus. En crise à la fin de l’automne avec cinq défaites de rang en championnat, pollués par l’annonce de l’arrivée du duo d’entraîneurs Laurent Travers et Laurent Labit la saison prochaine, les Racingmen semblent avoir laissé le plus difficile derrière eux. Meilleure illustration de ce regain: l’exploit réalisé sur la pelouse du leader toulonnais dimanche (19-15). De quoi préparer sereinement la rencontre de H Cup, délocalisée à Nantes, contre l'équipe anglaise des Saracens samedi. «Dimanche soir, j’ai pris le micro du bus quand on quittait le stade de Toulon pour couper court à toute euphorie, raconte le manager francilien Gonzalo Quesada. Mais les joueurs sont matures, tout le monde était à l’heure pour la reprise mardi.»

Quesada: «On a traversé des épreuves qui auraient pu nous faire exploser»

Il y a peu, on n’aurait pas imaginé pareil discours dans la bouche du technicien argentin, dont l’avenir au Racing Métro est toujours aussi flou. Depuis la défaite (16-17) à domicile contre la lanterne rouge Mont-de-Marsan début novembre, Quesada a su trouver les mots pour reconstruire un collectif. En deux mois, ses hommes n’ont perdu qu’une seule rencontre contre Castres. Des victoires parfois acquises sans la manière comme lors de la double confrontation contre Edimbourg. «On avait besoin de ces petits matchs pour acquérir cette stabilité, explique le pilier Julien Brugnaut. C’est ce qui a amené notre victoire à Toulon

A l’unisson, les Racingmen assurent que la crise est définitivement passée. «Ca fait quand même quatre-cinq semaines que l’on va mieux, souligne le centre Fabrice Estebanez. On a été très solides contre Toulon. Ils auraient pu attaquer une demi-heure supplémentaire sans marquer d’essai.» «On a traversé des épreuves, comme l’incertitude autour du staff, qui auraient pu faire exploser le groupe, ajoute Gonzalo Quesada. Soit on finissait comme on pouvait, soit on en sortait plus unis. Je pense que là, on est définitivement partis.» Reste maintenant à voir si cet élan suffira pour renverser les Saracens puis le Munster. Il le faudra pour voir les quarts de finale de H Cup.