Vendée Globe: Pour Marc Guillemot, «le Cap Horn peut venir perturber» l'éventuel record de François Gabart ou d'Armel le Cléac'h

VOILE Le skipper de Safran détaille les embûches qui attendent les deux skippers...

Propos recueillis par Romain Baheux
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Ils  affolent les chronos. A la mi-course au Sud de l’Australie, le leader  François Gabart et son poursuivant Armel Le Cléac’h sont en avance sur les meilleurs temps de passage établis dans les précédentes éditions  du Vendée Globe. De là à battre le record de Michel Desjoyeaux, qui  avait mis 84 jours à effectuer son tour du monde lors de l’édition  2008-2009? Contraint à l’abandon cette année, Marc Guillemot pense que rien n’est encore fait pour les deux hommes.

François Gabart et Armel Le Cléac’h peuvent-ils battre le record?
Oui, mais ce n’est pas forcément leur objectif. Ils ne seront pas mécontents si c’est le cas mais la philosophie du Vendée Globe n’est pas celle d’une course contre-la-montre. Leur objectif est d’arriver en entier, le record n’est pas le plus important. L’approche est forcément différente quand on est seul face au chrono. Là, la stratégie de course et les tactiques face aux autres concurrents influent sur la navigation.

François Gabart et Armel Le Cléac’h peuvent-ils battre le record?
Oui, mais ce n’est pas forcément leur objectif. Ils ne seront pas mécontents si c’est le cas mais la philosophie du Vendée Globe n’est pas celle d’une course contre-la-montre. Leur objectif est d’arriver en entier, le record n’est pas le plus important. L’approche est forcément différente quand on est seul face au chrono. Là, la stratégie de course et les tactiques face aux autres concurrents influent sur la navigation.
C'est-à-dire?
Ils vont faire naviguer leur bateau pour qu’il soit compétitif mais vont éviter d’avoir de la casse. Si l’un des deux concurrents de tête a une défaillance, il verra l’autre s’éloigner rapidement. Naviguer l’un contre l’autre en tête, c’est forcément usant. Pour l’instant, ils le gèrent très bien.

C'est-à-dire?
Ils vont faire naviguer leur bateau pour qu’il soit compétitif mais vont éviter d’avoir de la casse. Si l’un des deux concurrents de tête a une défaillance, il verra l’autre s’éloigner rapidement. Naviguer l’un contre l’autre en tête, c’est forcément usant. Pour l’instant, ils le gèrent très bien.
Pourquoi la deuxième partie de course est plus longue à effectuer que la seconde?
La remontée du Cap Horn jusqu’au Brésil comporte plusieurs gros pièges. La remontée de l’Atlantique Sud est plus compliquée que sa descente qui s’effectue à des vitesses assez élevées.

Pourquoi la deuxième partie de course est plus longue à effectuer que la seconde?
La remontée du Cap Horn jusqu’au Brésil comporte plusieurs gros pièges. La remontée de l’Atlantique Sud est plus compliquée que sa descente qui s’effectue à des vitesses assez élevées.
Peut-on vraiment parler de record sur une course comme le Vendée Globe?
Pas vraiment. En athlétisme, le 100 m que vous courrez sera le même dans cinq ou dix ans. Là, le trajet de la course n’est pas toujours le même. Cette année, la course est plus longue qu’en 2008 avec les portes qui ont été relevées vers le Nord. Il faudra faire attention à ça quand on regardera les temps à l’arrivée.

Peut-on vraiment parler de record sur une course comme le Vendée Globe?
Pas vraiment. En athlétisme, le 100 m que vous courrez sera le même dans cinq ou dix ans. Là, le trajet de la course n’est pas toujours le même. Cette année, la course est plus longue qu’en 2008 avec les portes qui ont été relevées vers le Nord. Il faudra faire attention à ça quand on regardera les temps à l’arrivée.
Le Cap Horn sera-t-il déterminant?
Il peut perturber le record. Il peut y avoir une énorme dépression qui oblige les skippers à faire le dos rond ou alors carrément pas de vent. Ça atténuerait les fortes vitesses faites dans les mers du Sud et baisserait alors la moyenne des skippers.

Le Cap Horn sera-t-il déterminant?
Il peut perturber le record. Il peut y avoir une énorme dépression qui oblige les skippers à faire le dos rond ou alors carrément pas de vent. Ça atténuerait les fortes vitesses faites dans les mers du Sud et baisserait alors la moyenne des skippers.
Comment s’expliquent ces vitesses importantes?
La fiabilité des pilotes automatiques et leur capacité à aller vite se sont améliorées avec le temps. En quatre ans, les bateaux ont également gagné en puissance.

Comment s’expliquent ces vitesses importantes?
La fiabilité des pilotes automatiques et leur capacité à aller vite se sont améliorées avec le temps. En quatre ans, les bateaux ont également gagné en puissance.