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Athlétisme: Christine Arron met fin à une somptueuse carrière
SPORT•La sprinteuse, 39 ans, a accumulé les trophées malgré les blessures...20 Minutes avec AFP
Une grande dame du sport prend sa retraite. La sprinteuse Christine Arron met fin à 39 ans à une somptueuse carrière, marquée par la longévité au plus haut niveau, ponctuée d'un record d'Europe du 100 m qui résiste depuis 1998 (10 sec 73) et de plusieurs médailles continentales et mondiales, en dépit de blessures nombreuses.
«Il y avait l'éventualité de poursuivre une année pour le plaisir. Mais l'horologe tourne, je me suis dit qu'il était temps de faire un second enfant», a expliqué dans le JDD Christine Arron, enceinte de 4 mois et déjà mère d'un fils de 10 ans. Avec cette annonce, une grande et belle page de l'athlétisme français se tourne. Car la Guadeloupéenne des Abymes se fit remarquer dès l'âge de 15 ans en courant le 150 m en 18 sec 08, puis aux Carifta Games, les jeux caribéens de la jeunesse.
Arrivée en métropole à la cour des entraîneurs en vogue (Fernand Urtebise, Jacques Piasenta), elle rejoint rapidement le niveau mondial. Aux Championnats d'Europe 1998, à Budapest, elle est la reine à 25 ans, lauréate du 100 m avec en prime le record continental, 4e chrono de l'histoire sur la ligne droite, et surtout en offrant l'or du relais 4X100 m.
Pas de dopage
Elle prend le bâton avec 5 mètres de retard sur la Russe Irina Privalova, sa dauphine du 100 m, qu'elle parvient néanmoins à devancer sur la ligne. Aux Mondiaux de Paris-Saint-Denis, en 2003, elle est encore à la pointe du relais du 4x100 m, en or devant les Américaines.
Si elle ne manquait ni d'arguments physiques ni de talent, Arron avait néanmoins un talon d'Achille: le départ. Surtout, elle est la seule grande sprinteuse des années 1990-2000 à avoir passé sans encombre les contrôles anti-dopage, qui ont rattrapé jusqu'à l'Américaine Marion Jones, l'ogresse de la vitesse. «Le dopage m'a volé le titre d'athlète la plus rapide du monde et tout ce qui va avec: les primes et les contrats de sponsors», regrette-elle dans le Journal du dimanche.
Sa fin de carrière a été marquée par des incompréhensions avec l'encadrement fédéral et ses partenaires du relais, certains lui reprochant des caprices de «prima donna»... Il est vrai que la «Reine Christine» avait un sacré caractère !


















