Le milieu marseillais Joey Barton (en noir) lors de la victoire de l'OM à Brest, le 2 décembre 2012.
Le milieu marseillais Joey Barton (en noir) lors de la victoire de l'OM à Brest, le 2 décembre 2012. — D.Vincent/Sipa

FOOTBALL

Ligue1: L'OM sort du brouillard à Brest

Vainqueurs 2-1 en Bretagne, les Marseillais reprennent la deuxième place du championnat...

Vincent Labrune, le président olympien, a le droit de sourire. Sa formation a réagi de la plus belle des manières après le camouflet de Lyon (défaite 1-4 au Vélodrome mercredi) et «l’affaire de son sourire» capté par les caméras de Canal+. «On a pris un revers, la meilleure des choses était de répondre sur le terrain et de gagner, explique le gardien de but Steve Mandanda. C’est chose faite…» Marseille – bien que bringuebalé en tout début de match par un Brest invaincu sur sa pelouse cette saison – en a imposé.

Au point que certains observateurs avaient le sentiment de revoir l’OM du début de saison: une formation qui dégage une force collective tranquille. Alors que Brest a su – contre le cours du jeu – égaliser juste avant la pause, l’OM n’a jamais vraiment tremblé. La défense, chancelante contre Lyon, a repoussé sans s’affoler les rares excursions bretonnes et l’attaque, avec un Amalfitano de gala et un Barton double passeur décisif, a mis à mal une formation brestoise qui n’avait encaissé jusqu’alors que trois buts en six matchs à la maison…

Les qualités de Barton louées par ses coéquipiers

«Le comportement a été excellent par rapport au dernier match contre Lyon, estime le coach Elie Baup, soulagé. Il faut enchaîner les victoires maintenant car passer du chaud au froid tous les trois jours c’est compliqué pour mon cœur…» Celui de Steve Mandanda n’a pas été mis à rude épreuve quand on l’écoute bien. «On a bien géré ce match car même quand Brest est revenu, on est restés calmes. C’est une belle victoire d’équipe.» Un succès qui permet à Marseille de prendre la deuxième place de la Ligue 1 (à deux points de Lyon) et à Barton de montrer toute l'étendue de son talent. L’Anglais, très sobre à la récupération, a gratifié l’OM de deux passes décisives: une passe en retrait pour Souleymane Diawara (34e) pour l’ouverture du score et un centre chirurgical pour André Ayew (56e) sur le second but. «On parle beaucoup de Barton par rapport à ses frasques, regrette Souleymane Diawara. Aujourd’hui, il a encore démontré que c’était un excellent joueur de football…»