Ligue 1: Marseille ou Lyon, qui ferait le meilleur challenger pour le PSG?

FOOTBALL Les deux clubs s'affrontent mercredi en match en retard de Ligue 1...

S.M. (à Lyon) et T.V. (à Marseille)

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Parisiens et Marseillais lors d'un match de Coupe de la Ligue, le 31 octobre 2012, au Parc des Princes.
Parisiens et Marseillais lors d'un match de Coupe de la Ligue, le 31 octobre 2012, au Parc des Princes. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Ils seront sûrement dans leur canapé. Mercredi soir, les Parisiens seront devant leur télé pour regarder le match Marseille-Lyon. S’il y a un vainqueur, celui-ci deviendrait le nouveau leader de Ligue 1, et donc le challenger officiel du PSG. Pas forcément celui qu’on attendait. Car si Jean-Michel Aulas a toujours clamé vouloir «accrocher une des trois premières places», les objectifs n’ont jamais été aussi clairs côté marseillais, beaucoup moins écrasé par la pression des dirigeants.

Si Lyonnais et Marseillais en sont là aujourd’hui, c’est tout de même pour des qualités bien différentes. A Lyon, la qualité de jeu, l’offensive, mais également quelques sautes d’humeur, comme la défaite à Toulouse le week-end dernier (3-0). «L’obsession n’est pas comptable, promet Rémi Garde. Elle est de toujours donner le maximum en terme d’état d’esprit, de contenu de match, de qualité de jeu, mais aussi dans la manière dont les joueurs vivent ensemble», assure le coach lyonnais. A Marseille, si Baup veut souvent insister sur «la possession du ballon», c’est la solidarité collective qui sauve souvent la maison. Dans ce domaine, Paris aura sans doute affaire jusqu’à la fin de la saison à un concurrent capable du meilleur comme du pire. 

C’est finalement sur la capacité à gérer l’enchaînement des matchs que la différence pourrait se faire. A Lyon, on est toujours sur tous les tableaux. Mais «le groupe est compétitif avec des joueurs de talents, d’expérience, mais aussi des jeunes qui avaient pointé le bout de leur nez depuis deux ans», assure Bruno Génésio, l’adjoint de Garde. Côté phocéen, l’élimination en Ligue Europa est peut-être une fausse mauvaise nouvelle. Elie Baup tire souvent sur la corde, lui qui a constaté que certains joueurs «avaient déjà une saison dans les jambes». Sur la durée, c’est peut-être l’OL qui a le plus d’armes pour rivaliser avec Paris. Mais pour mercredi soir, c’est une autre histoire.