Les trois frères Gille ne sont pas des inconnus à Chambéry

HANDBALL Dix ans après, Guillaume, Bertrand et Benjamin Gille sont de nouveau réunis...

David Phelippeau à Monaco

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Benjamin Gille et ses deux frères aînés Bertrand et Guillaume, à Monaco.
Benjamin Gille et ses deux frères aînés Bertrand et Guillaume, à Monaco. — D. phelippeau / 20minutes

La fratrie Gille à nouveau ensemble à Chambéry. L'invitation à en débattre agace les trois frères. Irrite même les deux plus vieux Guillaume (36 ans) et Bertrand (34 ans), qui reviennent en Savoie, après dix ans passés à Hambourg. Sans doute sont-ils lassés de se répéter sur ce thème. «On ne voulait pas envisager ce retour, estime Bertrand. C'était quelque chose de tellement improbable…»

Le petit frère Benjamin (30 ans) goûte avec plaisir le retour de ses deux frères aînés, dix ans après avoir évolué quelques matchs avec eux. «Maintenant, on ne se fait plus mal pour une connerie », rigole Guillaume. «On a arrêté de se mettre des tartes», acquiesce Bertrand. La complicité escorte encore le trio. Quand Benjamin mélange deux sketchs des Inconnus, Guillaume le corrige… Moins drôles, les deux « ex-Allemands » ont pris de l'assurance devant les journalistes. Ils frisent l'arrogance même. Eux ont peut-être changé. Chambéry aussi depuis leur départ en 2002.

Paris les hérisse...

«Le club est dans une autre dimension, estime Guillaume. Beaucoup d'équipes européennes ont appris à placer Chambéry sur la carte de France pour être venus se casser les dents au Phare. » Chambéry s'est affirmé sur la scène du handball européen sans pourtant glaner d'autres titres que ceux de 2001 (championnat de France) et 2002 (Coupe de la Ligue).

A cette époque-là, Guillaume et Bertrand étaient dans les rangs savoyards. Les revenants vont découvrir un championnat qui a pris une autre dimension avec l'arrivée des Qatariens à Paris. Là aussi, le sujet les hérisse. «Paris fait couler beaucoup d'encre, mais j'attends de voir», tonne Bertrand. Et quand un journaliste ose leur demander si ça ne les heurte pas qu'on parle moins de Chambéry. Bertrand réplique: «Moi, ça ne me dérange pas de vivre dans l'ombre.» Chambéry ne devrait pas y rester longtemps avec ce trio recomposé.