Open Arms: Un navire militaire envoyé par l'Espagne pour récupérer les migrants

SECOURS Le navire « Audaz » partira « cet après-midi à 17h (15h GMT) » et « naviguera pendant trois jours jusqu’à Lampedusa »

20 Minutes avec AFP

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Illustration: Le navire de l'ONG espagnole Proactiva Open Arms arrive dans le port d'Algeciras, dans le sud de l'Espagne, le 9 août 2018.
Illustration: Le navire de l'ONG espagnole Proactiva Open Arms arrive dans le port d'Algeciras, dans le sud de l'Espagne, le 9 août 2018. — JORGE GUERRERO / AFP

Un bateau militaire espagnol va être envoyé pour récupérer les migrants​ secourus par le bateau de l’ONG Proactiva Open Arms, actuellement stationné près de l’île italienne de Lampedusa, où ils ont interdiction de débarquer, a annoncé Madrid ce mardi.

Cette solution « permettra de résoudre cette semaine l’urgence humanitaire »

Le navire espagnol, l’Audaz, partira à 17h (15h GMT) de la base de Rota, dans le sud du pays. Il « naviguera pendant trois jours jusqu’à Lampedusa, où il prendra en charge les personnes recueillies par l’Open Arms » afin de les amener jusqu’au port de Palma de Majorque, aux Baléares, a indiqué le gouvernement espagnol dans un communiqué.

Cette solution « permettra de résoudre cette semaine l’urgence humanitaire vécue à bord de l’Open Arms », a ajouté le gouvernement. Certains de ces migrants sont à bord de l’Open Arms depuis 19 jours, égalant ainsi le record des migrants secourus par le SeaWatch3 fin décembre, avant leur débarquement à Malte le 9 janvier dernier.

Six pays européens se sont engagés à accueillir les migrants

Stationnés depuis jeudi à quelques centaines de mètres des côtes de l’île italienne, ces migrants secourus par l’ONG au large de la Libye se sont vus refuser l’accès de l’île par les autorités italiennes, même si six pays européens (France, Allemagne, Luxembourg, Portugal, Roumanie et Espagne) se sont engagés à les accueillir.

Face au refus de Rome de les laisser débarquer, Madrid avait fini par proposer dimanche au bateau de rejoindre Algésiras, dans l’extrême sud de l’Espagne, puis les Baléares, plus proches mais toujours distantes d’un millier de kilomètres de Lampedusa. Proactiva Open Arms avait balayé ces deux propositions en raison des jours de mer nécessaires pour rallier ces différents ports, avant que Madrid ne propose finalement de venir prendre en charge directement les migrants à Lampedusa.