«Open Arms»: Le navire rejette l'offre de l'Espagne, la France propose d'accueillir 40 migrants

MIGRANTS La France s'est engagée à accueillir 40 personnes, selon le ministère de l'Intérieur

20 Minutes avec AFP

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Le navire humanitaire de l'ONG espagnole Proactiva Open Arms a jeté l'ancre jeudi juste en face de l'île de Lampedusa (Italie) avec 147 migrants à bord, en plein débat gouvernemental sur la légitimité de leur présence dans les eaux italiennes.
Le navire humanitaire de l'ONG espagnole Proactiva Open Arms a jeté l'ancre jeudi juste en face de l'île de Lampedusa (Italie) avec 147 migrants à bord, en plein débat gouvernemental sur la légitimité de leur présence dans les eaux italiennes. — Elio Desiderio/AP/SIPA

L’Open Arms a rejeté l’offre du gouvernement espagnol d’accueillir dans le port d’Algesiras (sud) le bateau de l’ONG transportant une centaine de migrants. Selon le porte-parole de l’association, l’offre de Madrid est « irréalisable ».

De son côté, la France a indiqué qu’elle était prête à accueillir 40 migrants du navire. « La coordination de la solidarité est maintenue » entre les pays qui se sont engagés à recueillir les migrants et « la France s’engage à maintenir son engagement d’accueillir 40 personnes », souligne-t-on Place Beauvau.

Plus tôt dimanche, le chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, « a ordonné l’habilitation du port d’Algesiras pour recevoir le bateau Open Arms », qui se trouve actuellement face à l’île italienne de Lampedusa, en raison de « la situation d’urgence » à bord et face à « l’inconcevable décision des autorités italiennes de fermer tous ses ports », a annoncé le gouvernement dans un communiqué.

Des conditions « intenables »

Madrid a pris cette décision « en raison de la situation d’urgence à bord, après deux semaines de navigation », et alors que le navire transporte encore 105 adultes et deux enfants dans des conditions « intenables », a estimé Open Arms. « Les ports espagnols ne sont ni les plus près ni les plus sûrs pour l’Open Arms, mais pour l’instant l’Espagne est le seul pays disposé à l’accueillir dans le cadre d’une solution européenne », a ajouté l’ONG.

Le ministère espagnol des Affaires étrangères a toutefois lancé parallèlement, dans un communiqué, un dernier appel « aux autorités italiennes pour qu’elles autorisent le débarquement » des migrants, garantissant que ceux-ci seraient répartis entre pays européens « comme cela a été convenu ».

Le ministre de l’Intérieur italien, le leader d’extrême droite Matteo Salvini, a laissé à contrecœur samedi débarquer 27 migrants mineurs non-accompagnés. Mais il continue à refuser le débarquement du reste des passagers.