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ISS : L’astronaute française Sophie Adenot veut « repousser » ses « limites » pendant sa mission
vers l'infini et au-delà•A quarante jours de son envol dans l’espace pour rejoindre la Station spatiale internationale, l’astronaute française, Sophie Adenot, s’est dit à la fois « sereine », « concentrée » et « curieuse »20 Minutes avec AFP
Elle est « impatiente » de « repousser » ses « limites ». A l’issue d’une préparation qui aura duré deux ans et neuf mois, Sophie Adenot, la deuxième astronaute féminine française de l’histoire, s’apprête à réaliser un rêve qu’elle a depuis ses dix ans. Dans quarante jours, elle embarquera sur la Station spatiale internationale (ISS) pour huit mois de mission.
Lors de sa dernière conférence de presse européenne qu’elle a donnée avant son grand voyage au Centre européen de formation des astronautes (ESA) à Cologne, dans l’ouest de l’Allemagne, Sophie Adenot s’est dit à la fois « sereine », « concentrée » et « curieuse, car il y aura beaucoup d’incertitudes, comme pour toute mission ». « Devenir astronaute, c’est repousser les limites, a-t-elle souligné. Les missions spatiales ont vraiment repoussé les frontières de ce que l’on sait faire sur Terre ».
Un message d’encouragement aux petites filles
Outre des activités de maintenance en plomberie et en électricité, des opérations de robotique pour amarrer un vaisseau cargo, et peut-être même une sortie à l’extérieur du véhicule spatial, Sophie Adenot a surtout hâte de travailler sur une expérience médicale précise qu’elle devra mener là-bas. « Il s’agit d’apprendre à gérer un système d’échographie avec de la réalité augmentée. Plus tard, quand cette technologie va être validée et testée sur Terre, elle va permettre à des opérateurs […] de directement faire l’échographie et de trouver l’organe grâce à l’intelligence artificielle ».
A 43 ans, l’ingénieure et pilote d’essai d’hélicoptères suit les traces de son compatriote, Thomas Pesquet. Elle a ainsi souhaité encourager toutes les petites filles à poursuivre leur rêve si elles veulent devenir astronautes. « Les femmes représentent 50 % de la population, il n’y a pas de raison que l’on ne soit pas astronaute […] Tout au long de ma formation, je n’ai jamais senti de différence (entre les hommes et les femmes) », a-t-elle assuré.
Dans les pas de la Française, Claudie Haigneré
Si tout se passe comme prévu, le 15 février elle devrait décoller à bord d’un véhicule Crew Dragon de SpaceX avec, à ses côtés, deux collègues américains et un russe, en direction de l’ISS. Une mission qui intervient trente ans après le premier vol dans l’espace de Claudie Haigneré, en 1996, première femme française à rejoindre la station.
Comme le veut la tradition pour chaque astronaute avant une mission, Sophie Adenot a planté un arbre à Cologne, symbole d’une exploration européenne au service de « la science » et des « futures générations ». Cet arbre, toujours un copalme ou liquidambar, rappelle aux astronautes « d’où nous venons et ce que nous avons la responsabilité de protéger », a-t-elle dit.


















