Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Comment les mathématiques ont permis de prédire le nom du nouveau pape

Comment les mathématiques ont permis à des chercheurs de deviner le nom du nouveau pape

calculUn groupe de chercheurs de l’université Bocconi de Milan a utilisé une technique issue de la science des réseaux, similaire à celle de l’algorithme de Google, pour deviner le nom du nouveau pape
20 Minutes avec agence

20 Minutes avec agence

Ils ont prédit le nom du nouveau pape grâce aux mathématiques. Grâce à une technique issue de la science des réseaux, similaire à celle de l’algorithme de Google, un groupe de chercheurs de l’université Bocconi de Milan (Italie) est arrivé à ses fins, rapporte le magazine de vulgarisation scientifique Scientific American.

Ils ont ainsi deviné le nom du pape actuel, désigné en mai dernier : Léon XIV, Robert Francis Prevost. Les trois scientifiques ont passé au crible les archives accessibles au public dans le but de cartographier un réseau reflétant les relations personnelles et professionnelles entre les membres du Collège cardinalice, comprenant à la fois électeurs et candidats à la papauté. Une sorte de LinkedIn ecclésiastique, expliquent nos confrères américains.

La centralité de vecteur propre

Les chercheurs ont ensuite appliqué des techniques issues de la science des réseaux, une branche des mathématiques, pour classer les cardinaux selon trois critères d’influence au sein du réseau : « statut », « pouvoir de médiation » et « formation de coalitions ». Robert Francis Prevost s’est ainsi placé en tête dans la catégorie « statut », mais ne figure pas parmi les cinq premiers des deux autres. Pour rendre le « statut » rigoureux, les chercheurs ont utilisé la centralité de vecteur propre, une mesure permettant de déterminer l’influence par l’importance des connexions, et non pas par leur nombre. Google utilise une mesure similaire pour classer les pages Web dans les résultats de recherche.

La centralité de vecteur propre et ses dérivés apparaissent partout où les chercheurs ont besoin d’identifier les nœuds influents dans des réseaux complexes, soulignent nos confrères. Reste à savoir si elle pourra fournir des informations fiables pour les prochaines élections papales.