Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Voici l’image la plus profonde de l’Univers jamais prise

Astronomie : Le télescope James Webb capture une nouvelle (et pétillante) image de l’Univers profond

INFINIMENT LOINLe télescope spatial James Webb (JWST) a capturé l’image la plus profonde jamais réalisée de l’Univers, dévoilant des galaxies en formation moins d’un milliard d’années après le Big Bang
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

En consacrant plus de 120 heures d’observation à une seule cible, le télescope spatial James Webb a livré l’image la plus profonde jamais réalisée de l’Univers sur un objet unique, révélant des galaxies en formation datant de moins d’un milliard d’années après le Big Bang.

C’est ce qu’ont annoncé ce mardi le CNRS et l’Agence spatiale européenne (ESA), en soulignant le caractère inédit de cette prouesse scientifique. « Grâce à l’effet de lentille gravitationnelle, ces observations dévoilent les toutes premières galaxies et les premières étoiles qui se forment durant le premier milliard d’années de l’histoire de l’Univers », précise le CNRS dans un communiqué.

Un aperçu direct de l’« aube cosmique »

Au cœur de cette image spectaculaire se trouve Abell S1063, un amas de galaxies situé à 4,5 milliards d’années-lumière de la Terre. Sa masse colossale agit comme une loupe cosmique, déformant la lumière des objets situés à l’arrière-plan. Ce phénomène, appelé lentille gravitationnelle, permet au télescope de percevoir des structures bien plus lointaines que ce qu’il pourrait capter autrement. C’est notamment l’observation de ces « arcs déformés » autour d’Abell S1063 qui fascine les chercheurs, car ils offrent un aperçu direct de l’« aube cosmique », lorsque l’Univers était encore dans sa prime jeunesse.

Notre dossier sur l'astronomie

L’image obtenue est composée de neuf prises distinctes, chacune capturée à différentes longueurs d’onde dans le proche infrarouge, domaine dans lequel le JWST excelle depuis sa mise en service en 2022. Ce niveau de détail ouvre des perspectives inédites sur la formation des premières galaxies et remet en question plusieurs hypothèses sur la structure de l’Univers primitif.