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Une start-up française propose de dialoguer avec un livre via l’IA

Résumer un chapitre, interroger un personnage… Une start-up française propose de dialoguer avec un livre via l’IA

e-librairieContrairement aux IA généralistes comme ChatGPT, l’application « n’a pas recours à des sources externes. Les réponses sont exclusivement générées sur la base du contenu du livre », expliquent les créateurs de « My Smart Book »
Hakima Bounemoura

H. B. avec AFP

C’est une jeune start-up française qui est à l’origine du concept. « My Smart Book » a lancé ce week-end, à l’occasion du Festival du livre de Paris, une application qui permet au lecteur de « dialoguer » avec le contenu d’un livre via l’intelligence artificielle.

« Avez-vous envie de résumer le chapitre précédent, mieux comprendre une intrigue ou interroger un personnage ? L’IA vous donne la réponse », expliquent les deux créateurs de « My Smart Book », qui se présente comme « la première interface de lecture conversationnelle en Europe ».

Des réponses générées sur la base du contenu du livre

Contrairement aux IA généralistes comme ChatGPT, l’application « n’a pas recours à des sources externes. Les réponses sont exclusivement générées sur la base du contenu du livre », explique Emmanuel Marie-Cardine, l’un des co-créateurs. « Nous sommes ainsi dans le respect complet de la chaîne du livre : des droits d’auteur, des licences et des droits établis par les éditeurs », affirment les fondateurs, qui ont tous deux longtemps travaillé dans le monde de l’édition.

La start-up « s’appuie sur une technologie souveraine européenne basée sur des modèles de langage de Mistral AI et l’infrastructure d’hébergement de Scaleway », précise Stéphane Amiot, l’autre créateur.

« Attirer les jeunes à la lecture en la rendant plus ludique »

« My Smart Book » fonctionne comme une « e-librairie » avec quelque 450.000 livres disponibles (romans, essais, guides de voyage…), vendus à un prix identique à celui des e-books sans surcoût lié à l’IA.

« Nous espérons contribuer à développer le marché du livre numérique en France, qui est encore très inférieur à ceux de la Grande-Bretagne ou de l’Allemagne, mais aussi à attirer les jeunes à la lecture en la rendant plus ludique », souligne Emmanuel Marie-Cardine, qui table sur un chiffre d’affaires d’un million d’euros la première année et huit millions la troisième année, en espérant se développer à l’étranger.