Une tribune appelle à faire grève sur X et ne rien publier pendant vingt-quatre heures
grève•Vous rêvez de faire une grève tout en gardant votre salaire ? Faites une grève du tweet !J.-L.D.
La France semble tenir à sa réputation de championne du monde de la grève. Si manifester parce qu’on doit taffer deux ans de plus ou qu’on va toucher moins de chômage semblait a minima compréhensible, qu’on soit pour ou contre les réformes concernées, le pays semble parfois se chercher des combats histoire de faire vibrer sa grogne légendaire.
Nouvelle thématique de la semaine : X, anciennement Twitter. Une tribune du Monde appelle à passer la journée de vendredi sans rien poster sur le réseau social, ex-oiseau bleu. La tribune est signée par des « personnalités contre la désinformation », Tristan Mendès France, maître de conférences associé à l’université Paris Cité, Julien Pain, rédacteur en chef et présentateur de l’émission « Vrai ou fake » sur France Info TV et Rudy Reichstadt, directeur du site Internet Conspiracy Watch, ainsi que des personnes ayant déjà subi les ires des trolls du réseau social, comme Sophia Aram, humoriste et chroniqueuse, ou Karine Lacombe, professeure de médecine.
Un réseau devenu toxique ?
Le deal du #NoTwitterDay est simple : le réseau serait devenu toxique depuis le rachat d’Elon Musk. Encore moins de modération pour tout le monde, envol des comptes troll, pastille bleu payante au lieu d’être une certification professionnelle, contre-vérité mise en avant, etc.
En réponse, donc, l’idée est de montrer à tonton Musk que Twitter a plus besoin de ses utilisateurs que les utilisateurs ont besoin de Twitter. Pendant vingt-quatre heures, zéro tweet et promotion du hashtag #NoTwitterDay avant et après la journée de censure. Un vendredi sans débat « pain au chocolat ou chocolatine ? », « la robe est blanche ou bleue ? » et autres « vous faites pour Israël, like, pour la Palestine, retweet », c’est certes tentant, mais on l’avoue : on a quand même un doute que ça fasse bouger Elon Musk.



















