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Bruxelles rappelle à l’ordre Meta sur la désinformation

Après X, Bruxelles rappelle à l’ordre Meta sur la désinformation

Fake NewsL’Union européenne a sommé son patron, Mark Zuckerberg, de communiquer ses mesures pour remédier aux fausses informations
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Hier, X (anciennement Twitter) s’est fait taper sur les doigts. Aujourd’hui, c’est au tour de Meta. L’entreprise, qui possède notamment Facebook et Instagram, a été mise en garde ce mercredi par Bruxelles sur la recrudescence de fausses informations sur ses réseaux sociaux. L’Union européenne a sommé son patron, Mark Zuckerberg, de communiquer ses mesures pour y remédier.

Cet avertissement concerne des publications « suite aux attaques terroristes du Hamas contre Israël, et de la désinformation dans le contexte des élections dans l’UE », avant des législatives en Pologne dimanche et un scrutin européen au printemps prochain, a expliqué le commissaire européen au Numérique, Thierry Breton, dans un message sur Bluesky, rival de X.

Des réseaux inondés d’images violentes

« Nous avons eu connaissance de rapports faisant état d’un nombre important de "deep fakes" et de contenus manipulés qui ont circulé sur vos plateformes et dont quelques-uns apparaissent encore en ligne », a écrit le commissaire, dans une lettre à Mark Zuckerberg, également postée sur Bluesky. Comme il l’avait fait la veille pour Elon Musk, le patron de X, Thierry Breton a rappelé les obligations en matière de modération des publications et de retrait des contenus illégaux qui découlent de la nouvelle législation européenne sur les services numériques (DSA) entrée en vigueur fin août.

Vidéos humiliantes d’otages, corps décapités, assassinat filmé… Les réseaux sociaux ont été inondés d’images violentes mais aussi de tentatives de désinformation, depuis les attaques menées samedi matin par le Hamas, un défi pour toutes les plateformes. Mais la situation de X semble plus problématique. Bruxelles s’était inquiétée fin septembre du taux de désinformation sur X, épinglant ses mauvais résultats par rapport aux réseaux concurrents lors de tests.

« Appel à Elon Musk »

Après son rachat de Twitter l’an dernier, Elon Musk a procédé à une vague massive de licenciements qui a décimé ses équipes de modération. Le milliardaire réaffirme régulièrement sa vision de la liberté d’expression, refusant toute « censure », même s’il assure que la plateforme respecte les lois de chaque pays en la matière.

Le ministre allemand du Numérique Volker Wissing a lancé de son côté « un appel à Elon Musk et à tous les opérateurs pour qu’ils suppriment les comptes qui glorifient la terreur, appellent à la destruction d’Israël et à la violence contre les juifs ». « Arrêtez la diffusion de vidéos barbares et de fausses informations incendiaires », a-t-il réclamé.