"Cela ira bien au-delà des seuls sites situés en Bretagne"

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 En France, si le BZH était agréé, sa gestion pourrait être confiée à l’AFNIC, Association Française pour le Nommage Internet en Coopération, qui gère le «.fr». 

Trois questions à l’adjoint du directeur général, Loïc Damilaville.

Dans l’hypothèse d’un point BZH, l’AFNIC serait chargé de sa gestion. Comment définir les règles d’attribution ?

C’est certain, les règles sont plus difficiles à fixer dans le cadre d’une extension qui a vocation à représenter une communauté culturelle et linguistique. Cela ira bien au-delà des seuls sites situés en Bretagne. Il y a peut-être une difficulté à définir le périmètre. La première étape est donc de réunir les acteurs et de se mettre d’accord sur une définition. Dans tous les cas, il faudra l’accord du gouvernement français. En Ecosse, le « .sco » n’a pu pour l’instant voir le jour en raison de l’opposition de la Grande-Bretagne.

Les entreprises sont souvent réticentes à la mise en place de nouveaux points…

Elles voient généralement d’un assez mauvais oeil les nouvelles extensions, car elles veulent protéger leur marque. Plus il y a d’extensions, plus la protection est complexe.

Les régions, puis les villes… Va-t-on assister à une prolifération incontrôlée des extensions ?
Le « .cat » a fait exploser le cadre habituel. Pour l’instant, on remarque un certain nombre d’initiatives locales. Il serait judicieux de réfléchir au niveau européen sur la manière d’organiser les différentes identités régionales. Le système de nommage n’est pas figé. Le tout est de se mettre d’accord sur les règles.

Recueilli par Anne Kerloc'h

Site de l'Afnic: www.afnic.fr/