Le tarif social pour mobile est signé

TELEPHONIE Un accord a été signé lundi entre les opérateurs et le gouvernement...

Sandrine Cochard
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Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, a fixé jeudi à environ 206 millions d'euros le coût de la quatrième licence de téléphonie mobile, le jour où le principal candidat, Free, se dit "prêt à payer" 210 millions.
Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, a fixé jeudi à environ 206 millions d'euros le coût de la quatrième licence de téléphonie mobile, le jour où le principal candidat, Free, se dit "prêt à payer" 210 millions. — Ahmad al-Rubaye AFP/Archives

D’ici six mois, les consommateurs pourront tester un tout nouveau forfait mobile. Il s’agit d’un abonnement dont le tarif, plafonné à 10 euros, permet aux plus démunis de bénéficier de 40 minutes de communication et 40 SMS pour une dizaine d'euros par mois.

>> Qu’est-ce que le tarif social? A qui s’adresse-t-il? Lire notre décryptage en cliquant ici.

Le gouvernement a signé lundi avec les principaux opérateurs téléphoniques Orange, SFR, Bouygues Telecom, et les opérateurs sans réseau propre (MVNO) Virgin Mobile, Transatel, Coriolis Telecom, Auchan Telecom, NRJ Mobile, Call In Europe, une convention par laquelle ils s'engagent à proposer d'ici six mois un «tarif social mobile». C’est l’aboutissement de négociations de plusieurs mois.

Sans engagement et sans frais

Ce nouveau tarif sera réservé en premier lieu aux allocataires du revenu solidarité active (RSA). Chaque opérateur est libre de proposer sa propre offre, en respectant toutefois quelques consignes. Les offres bénéficiant du label «tarif social mobile» devront ainsi être «sans engagement de durée, sans frais d'activation, ni frais de résiliation». «L'abonné sera averti dès qu'un appel ou l'envoi d'un SMS conduit à une facturation supérieure à 10 euros pour le mois en cours» et sera bloqué «dès que la facturation atteint 15 euros», prévoit la convention.

Mais pour l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, ces conditions sont loin d'être «suffisantes» car elles manquent de «souplesse»: si le client ne peut pas payer un mois, il perd son numéro et ne peut plus être appelé. «Il aurait mieux valu des cartes prépayées utilisables sur 3 ou 4 mois, mais que le consommateur ne serait pas obligé d'utiliser en une fois, tout en gardant son numéro», estime le chargé de mission sur les technologies de l'information à l'UFC, Edouard Barreiro, interrogé par l'AFP.

Le prochain chantier du gouvernement est la négociation avec les opérateurs d'un tarif social sur l'internet haut débit. Une ultime réunion à ce sujet est prévue en juin avec pour objectif de le mettre en place avant la fin de l'année.