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«World of Warcraft»: Cataclysme à Paris
JEUX VIDEO•Après les deux premières extensions de «World of Warcraft», les fans se sont retrouvés à Paris pour acheter la nouvelle, «Cataclysm»...C. P.
Masques, capes, accessoires, maquillage... Plusieurs milliers de fans du jeu «World of Warcraft» («WoW») se sont présentés dans leurs plus beaux apparats, tenues médiévales et fantastiques à l'image de l'univers du jeu, devant la Fnac des Champs-Elysées lundi soir. Ils venaient acheter la nouvelle extension (la suite, en d'autres termes) du jeu, récolter des dédicaces, et se faire prendre en photos.
«Cela fait environ un mois que l'on prépare cette sortie, explique Jean-Samuel Kriegk, responsable du pôle jeux vidéo de la Fnac. Nous organisons des événements de cette envergure, avec une nocturne, pour les sorties de jeux vidéo importants, trois ou quatre fois par an. Nous le faisons pour les jeux en réseaux qui ont des communautés de fans, et qui se retrouvent ainsi dans le même esprit.»
Décors, tapis rouge à l'entrée, espace de dédicace pour rencontrer les développeurs, stands photos et animations pour de futurs concours Facebook... Et à l'extérieur, un «cosplay» (mot-valise composé de «costume» et «playing»), c'est-à-dire une parade de fans déguisés en héros de «WoW».
MMORPG: jeu de rôle en ligne massivement multijoueur
Il pourrait s'agir de la sortie d'un nouveau tome de Harry Potter, mais la particularité de «WoW», et des autres «MMORPG» (jeux de rôle en ligne, dits «massivement multi-joueurs»), est d'être précisément un jeu de réseau. Les gamers se constituent en «guildes» (ou groupes de jeux) de dix à plusieurs centaines d'individus, qui ne se connaissent parfois que dans le monde virtuel.
«Nous ne nous étions jamais vus, précise ainsi Gilles, 30 ans, en évoquant les six joueurs qui l'entourent. Dans notre guilde, nous sommes soixante. Tout le monde ne pouvait pas être là, mais la soirée était une bonne idée. Cela a permis de se retrouver dans la vraie vie.»
Plus loin dans la file d'attente, Alexandre, adolescent de 13 ans, précise qu'il ne serait jamais venu tout seul. «Mais j'ai un copain de ma guilde qui voulait y aller aussi, alors à plusieurs c'est plus marrant.» Lethan, le copain en question, 15 ans, approuve.
Traverser les frontières
Les joueurs peuvent aussi ne pas appartenir au même groupe, et se retrouver en raison de leur passion pour le jeu. C'est ainsi que Cécile, 27 ans, et son compagnon Jonathan, 27, arrivaient de Belgique pour loger chez des amis d'une autre guilde. «Nous jouons depuis trois et cinq ans, et nous voulions absolument être là pour la sortie», expliquent-ils. Près d'eux, Jonathan et François, tous les deux 24 ans, qui les hébergent à Paris, ont le même regard impatient à l'idée de commencer la nouvelle partie qui les attend.
«Je ne viendrais jamais à la sortie d'un jeu qui ne serait pas en réseau, conclut Ayoube, 16 ans. Là, il y a une forme de convivialité qui fait partie du jeu et qu'on ressent dans la réalité.»
Cette masse de «gamers» adeptes de «World of Warcraft» compte douze millions d'individus, selon Jean-Samuel Kriegk. Douze millions de personnes qui vont se cloîtrer chez eux dans les heures et les jours à venir pour savourer le «Cataclysm»...



















