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Le pape Léon XIV met l’accent sur la protection de la dignité humaine

Intelligence artificielle, guerre, esclavage… Le pape Léon XIV met l’accent sur la protection de la dignité humaine

cheval de batailleDepuis son élection il y a un an, le premier pape nord-américain de l’histoire a multiplié les avertissements face aux dangers de l’IA
Le pape Léon XIV fait un « six-seven » avec des enfants au Vatican
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

C’est son cheval de bataille. Le pape Léon XIV alerte une nouvelle fois contre les dangers de l’intelligence artificielle. Dans sa première encyclique, publiée ce lundi par le Vatican, le souverain pontife se concentre sur la protection de la dignité humaine face à l’essor de l’IA.

Signe de l’importance accordée au texte, intitulé Magnifica Humanitas, le pape a participé lui-même à sa présentation à 10h30 - une première - aux côtés de hauts responsables du Saint-Siège et d’experts de l’IA, dont le co-fondateur de la start-up américaine Anthropic.

Depuis son élection il y a un an, le premier pape nord-américain de l’Histoire a multiplié les avertissements face aux dangers de l’IA, notamment son usage dans la sphère militaire, dénonçant au passage les « ravages environnementaux » de la « course effrénée » aux terres rares, essentielles à l’électronique moderne.

Un message fort aux fidèles

En y consacrant une encyclique, le pape envoie un message fort : adressée à l’ensemble des fidèles, elle fixe une position de référence sur des questions sociales, morales, politiques ou théologiques et sert généralement de base à l’enseignement et aux débats à plus long terme.

Les experts estiment que l’impact de Magnifica Humanitas pourrait être comparable à celui de l’encyclique Laudato Si', manifeste du pape François sur l’écologie intégrale qui avait, dès sa publication en 2015, entraîné une vague de réactions politiques et associatives dans le monde.

Message de paix

Léon XIV a par ailleurs appelé à dépasser le concept de « guerre juste » défendu notamment par l’administration américaine de Donald Trump. « Aujourd’hui plus que jamais, il est important de réaffirmer le dépassement de la théorie de la ''guerre juste'' trop souvent invoquée pour justifier n’importe quelle guerre, sous réserve du droit à la légitime défense dans son sens le plus strict », écrit-il dans son encyclique.

« La guerre n’est pas seulement menée, mais aussi préparée culturellement à travers des récits simplistes, des logiques ami-ennemi, la désinformation et la peur. Lorsque la mémoire historique s’estompe et que les critères éthiques qui protègent les civils et les plus fragiles s’affaiblissent, il devient plus facile de présenter la violence comme nécessaire, inévitable, voire ''propre'' », ajoute le pape.

Pardon pour l’esclavage

Le pape a également demandé « sincèrement pardon » pour le retard avec lequel l’Eglise a « condamné le fléau de l’esclavage » au cours de l’Histoire. L’Eglise a « longtemps toléré l’esclavage et, n’en étant venue qu’ensuite à le condamner de manière absolue », il s’agit « d’une blessure dans la mémoire chrétienne de laquelle nous ne pouvons nous considérer étrangers », écrit le pape américain.