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Les données intimes des utilisateurs de cette appli anti-addiction au porno divulguées

Cybersécurité : Les données intimes des utilisateurs de l’appli anti-addiction au porno, Quittr, divulguées

RISQUED’après une récente enquête, les données intimes de plus de 600.000 utilisateurs de Quittr sont restées accessibles pendant plusieurs mois, tandis que le cofondateur de l’outil refusait de reconnaître le moindre problème
20 Minutes avec agence

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Des données très personnelles. L’application Quittr a fait parler d’elle ces derniers mois pour une promesse qui avait marqué les esprits : aider les hommes à stopper leur consommation de contenus pornographiques. La plateforme a toutefois montré d’importantes faiblesses. D’après une enquête publiée mardi par le site spécialisé 404 Media, une sérieuse faille de sécurité a rendu accessible les données de plus de 600.000 utilisateurs pendant plusieurs mois.

L’appli lancée par Alex Slater et Connor McLaren, deux entrepreneurs d’une vingtaine d’années a été téléchargée plus d’1,5 million de fois. Elle permet, pour 30 dollars par an, de bénéficier d’un bloqueur de contenus pour adultes et d’un accompagnement pour ne pas céder à la tentation, détaille BFM TV. L’outil propose notamment un bouton rouge que l’utilisateur peut presser pour déclencher une séquence imaginée pour le dissuader de regarder de la pornographie.

« Ce sera réglé dans l’heure qui vient »

Mais sa base de données sur Google Firebase, une plateforme servant à développer des applications mobiles, était mal configurée, ce qui la rendait vulnérable. Il était possible de consulter l’âge des utilisateurs, leur fréquence de masturbation ou encore leurs témoignages relatifs à la pornographie. Parmi les utilisateurs dont les données ont été divulguées, 100.000 seraient mineurs.

La faille de cybersécurité a été identifiée par un chercheur dès le milieu de l’année 2025. Il a directement contacté Alex Slater pour l’en informer le 10 septembre 2025. « C’est entièrement ma faute, j’aurais dû être plus vigilant. […] Je travaille à résoudre le problème immédiatement ! Ce sera réglé dans l’heure qui vient », avait alors assuré le cofondateur. Reste qu’aucun correctif n’aurait été appliqué.

Recontacté à ce sujet en janvier dernier, Alex Slater a nié tout problème grave, affirmant qu’aucune information sensible n’avait fuité. « Je trouve ça un peu ridicule… Après vérification auprès de mes ingénieurs, j’ai constaté que cela n’avait jamais posé problème », a-t-il déclaré au média américain, qui indique pourtant que les preuves d’une faille sont accablantes. La base de données aurait finalement été sécurisée au début du mois de mars 2026.