Que vaut le Kodak Charmera, l’appareil photo minuscule qui s’affiche en grand sur les réseaux sociaux ?
petit et mignon•En rupture de stock et star des réseaux sociaux, l’appareil photo Kodak Charmera ressemble à un jouet. On a testé cet accessoire tendance qui promet de donner un effet vintage aux photosFiona Bonassin
L'essentiel
- Le Kodak Charmera est un mini-appareil photo vendu dans une blind box entre 35 et 40 euros.
- L’appareil permet de faire des clichés à l’infini sans avoir besoin de les développer, avec la possibilité de les transférer directement sur smartphone ou ordinateur via une carte micro SD, contrairement aux appareils photo jetables traditionnels.
- Ludique et collector, le produit présente quelques défauts comme une fragilité importante et un peu trop de boutons pour un si petit espace, mais il offre une qualité de photo qui fait plaisir, bien loin des filtres Instagram et de l’uniformisation des clichés sur les réseaux.
C’est le gadget que tout le monde s’arrache en ce moment : un mini-appareil photo qui tient dans une poche, vendu comme un porte-clefs et surtout dans une blind box comme un Labubu, en gros, vous ne savez pas quel modèle vous aurez. Vendu entre 35 et 40 euros, le Kodak Charmera a envahi nos algorithmes TikTok. Mais est-ce qu’il vaut vraiment le coup ou c’est juste le nouveau jouet qu’on achète pour la vidéo d’unboxing ?
Inspiré du mythique Kodak Fling de 1987, ce gadget revisité par la marque et son partenaire Reto associe design vintage, collection et accessoirisation avec la possibilité d’avoir plusieurs appareils et d’en mettre sur ses sacs, ses ceintures de pantalons et de changer d’appareil photo selon son look du jour. Comme des charms ou les Labubu. Kodak promet avec ce modèle de donner un effet vintage aux photos et aux vidéos mais aussi de pouvoir ajouter des filtres colorés et des petits décors prédéfinis par la marque.
Rendre les clichés uniques
Avec la taille d’une boîte de chewing-gum et un poids de seulement 30 grammes, le Kodak Charmera est doté d’un petit capteur CMOS de 1,6 mégapixel et d’un objectif fixe 35 mm. Dès les premiers essais on se rend compte que l’effet donné aux photos est grainé, il est aussi possible de faire des courtes vidéos de vingt secondes maximums à 30 images par seconde. On est loin de la qualité de nos smartphones mais ce produit s’inscrit surtout dans une volonté d’avoir des objets ludiques et colorés en mains. Et surtout d’attirer les Kidulte en mal d’un nouvel objet à collectionner.
Pour rendre les clichés uniques, la marque a ajouté sept filtres rétro (noir et blanc, tons chauds ou froids, effets pixélisés…) et quatre cadres avec des motifs kawaï comme une pellicule photo ou le logo vintage de Kodak. L’idée du produit est d’avoir la qualité d’un appareil photo jetable mais de pouvoir faire des clichés à l’infini en bénéficiant d’un mini-écran de contrôle. C’est clairement le point fort du produit : plus besoin de courir faire développer les photos et de payer chaque tirage. Avec ce nouveau gadget on peut faire des clichés à l’infini, les supprimer et les retrouver tout de suite sur son téléphone en mettant la microcarte SD dans un adaptateur relié directement à son smartphone.
Gadget un peu fragile
C’est donc l’appareil cool et collector à avoir. Certains diront que l’intérêt du produit est nul, d’autres que c’est du génie de créer un porte-clef capable de capturer des moments de vie. Si vous vous attendez à un appareil photo numérique sérieux, vous serez déçu. Mais Kodak a inventé un gadget qui peut faire office de cadeau, d’objet de collection un peu rétro avec un effet de surprise via la blind boxe.
On regrettera que le produit comporte un peu trop de boutons pour un si petit espace, sur la partie arrière de l’appareil, pour naviguer entre les filtres et aller dans la galerie photo. Mais c’est surtout la fragilité du Kodak Chamera qui nous fait tiquer, il aura suffi d’une petite chute sur le sol pour qu’un bouton devienne inutilisable et s’enfonce dans le plastique. Mais à l’heure où les photos doivent être parfaitement nettes et lisses, l’appareil propose une dose d’imperfection qui fait plaisir, bien loin des filtres Instagram et de l’uniformisation des clichés hypertravaillés.



















